'Mémoire Vive', bulletin de l'association
    Numéro 1, mai 2001.
    La vie de l'association.
    Dossier : "Début de siècle aux Salles".
2001 : début du XXIe siècle. « Mémoire Vive » vous propose de revivre le début du siècle précédent.
    Premiers et premières des Salles-sur-Verdon.
1ère année du 1er siècle du nouveau millénaire... belle occasion pour un concours !
    Paires de maires...
Liste des maires du village... du XIXe, XXe et XXIe siècles.
    Deleplanque et la pierre.
Où est-elle cachée ?
    Anecdote : 819 lignes très attractives...
La RTF et Rintintin aux Salles !
    Drôle de câlin : tout s'éclaire !
« Mémoire Vive » vous dit tout sur une ténébreuse histoire de gros câlin...
    Opinions.
    Une association partenaire :
l'association « Culture et Loisirs à Ste-Croix-du-Verdon ».
    Appel à témoins.
    Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »...




















   
La vie de l'association. La vie de l'association
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Octobre 2000 : Michel Doreau et Jean-Jacques Grézoux déposent les statuts de l'association à la sous-préfecture de Brignoles.

Du 1er au 12 novembre 2000 : exposition « Les Salles-sur-Verdon dans la Presse »... et dans la salle des fêtes du village. "Le Provençal", "Le Méridional", "Le Petit Varois", "La Marseillaise", "Nice-Matin", "République Var-Matin", "L'Agriculteur du Var", "Le Dauphiné Libéré", "Le Monde", "Libération", "Le Figaro", "L'Aurore", "L'Express", "Paris-Match"... et quelques autres, plus de 150 articles de journaux qui retracent une partie de l'histoire du village entre 1958 et 1994 (tous nos remerciements à l'Office du Tourisme pour avoir financé le matériel permettant la réalisation de cette exposition).

4 novembre 2000 : publication au "Journal Officiel" de la déclaration de l'association.

Du 25 décembre 2000 au 13 janvier 2001 : exposition « Mais qui sont ces petits ? » dans la salle des fêtes du village. 205 photographies de petit(e)s Sallois(es) d'hier ou d'aujourd'hui...

6 janvier 2001 : l'association dispose enfin d'une domiciliation bancaire (merci "La Poste" de travailler aussi rapidement). S'il existe parmi nos lecteurs de généreux donateurs, c'est le compte courant 14.685.30T, centre CCP Marseille. Si l'un de nos lecteurs a un oncle d'Amérique ou un cousin émir, qu'il n'hésite pas à le parrainer pour adhérer à l'association : le parrain bénéficiera, c'est promis, d'une remise sur sa prochaine cotisation annuelle.

13 janvier 2001 : galette des rois de l'association. Trois mois d'existence seulement, déjà 118 membres ! Merci à tous ! Même s'ils ne résident pas en Amérique, même s'ils ne sont pas émirs, n'hésitez pas à parrainer oncles, tantes, cousins, cousines... en les faisant adhérer à l'association. A défaut d'une remise sur votre prochaine cotisation annuelle, la reconnaissance de notre Trésorier vous sera acquise...

14 janvier 2001 : l'association rédige des demandes de subvention auprès de la commune et du conseil général. Personne n'ayant répondu négativement, nous attendons les fonds... L'espoir fait vivre !

23 février 2001 : l'association se porte acquéreur d'une trentaine de photographies réalisées par Serge Periot, format 30x40 ou 40x50. Lourd investissement pour une jeune association, mais dépense négligeable pour des documents inestimables...

7 avril 2001 : Serge Trigance, vice-président de l'association, récidive... après la maquette de l'ancien village, la maquette du pont d'Aiguines et la maquette de l'ancien pont de Garuby (disparu en 1944). Ces deux nouveaux chefs-d'oeuvre sont exposés dans la salle du conseil de la mairie.

Mai 2001 : parution du no1 de « Mémoire Vive »... Notez que la périodicité de parution n'est pas indiquée... mais "no1" signifie qu'il devrait y avoir un "no2". Ce devrait même être le prochain numéro, le contraire serait de très mauvais augure pour notre association...

Avenir sombre ? Le futur ?

L'association a déjà réuni quelques milliers de documents. La plupart sont dans un état de conservation médiocre. Rappelons que le papier journal se dégrade rapidement et que les tirages photographiques ne se conservent pas éternellement. C'est la raison pour laquelle nous avons entrepris de numériser tous les documents retrouvés.

"Numériser" signifie conserver sur support numérique inaltérable... reproduire facilement pour mettre à la disposition de tous les membres... permettre à tous de consulter ces documents sans les dégrader...

Mais "numériser" signifie aussi matériel informatique... "scanner"... CD-Rom... et donc moyens financiers... oncle d'Amérique ou cousin émir dans le Golfe Persique... (voir ci-dessus)...


A plus long terme, l'association a bien d'autres projets.
Mais quels sujets aborderions-nous dans le no2 de « Mémoire Vive »
si tout était révélé dans le no1 ???

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Scrongneugneu!!! « Début de siècle aux Salles ». Nous avions souhaité organiser une exposition sur ce thème durant les vacances scolaires de février 2001. La salle des fêtes du village n'étant pas disponible pour cette exposition (ni pour les suivantes que nous avions planifiées), nous devons nous contenter de l'espace plus restreint de ce modeste bulletin.

Ceci ne va pas nous empêcher de vous montrer quelques unes des plus anciennes photographies des Salles !

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DOSSIER
2001 : début du XXIe siècle.
« Mémoire Vive » vous propose de (re)voir le début du XXe siècle,
déjà le siècle précédent !
« Début de siècle aux Salles »


Comment vit-on aux Salles au début des années 1900 ? Au recensement de 1896, le village des Salles ne compte plus que 421 habitants (d'après "Dictionnaire des communes du département du Var", Adolphe Joanne, 1897). La commune a compté jusqu'à 482 habitants en 1891 (480 habitants en 1861).

« Au début du XXe siècle, il existe encore une minoterie et un moulin à huile. On cultive surtout le blé (250 ha, production 1500 quintaux). On y récolte aussi des pommes de terre, des amandes, des fruits, des légumes et des truffes renommées. Avec l'osier qui abonde, les habitants ont établi une fabrique de vannerie. Ils font aussi des instruments aratoires et des articles de pêche » (d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. François Simian).

Vue générale à partir de la route d'Aups
Le village au début du siècle, vu des berges. Au premier plan, le "pré d'Aups". Remarquez la rareté de la végétation, par rapport aux décennies suivantes.

« Le village est bien implanté sur des terres d'alluvions très riches des bords du Verdon, à l'entrée du Grand Canyon, mais les paysans sont pauvres. Sur les 1.200 hectares que compte la commune, les terres les plus fertiles sont possédées par quatre familles : Roux, Naegely, Bagarre et Remusat qui emploient des fermiers. La majeure partie des habitants possède quelques lopins de terre, le plus souvent gagnés sur les pentes en arrachant les pierres que l'on charrie dans des couffins pour former des tas (les clapiers) que l'on trouve encore de nos jours » (d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. François Simian).

Les deux images ci-dessous montrent la place du village...
Notez l'absence de la fontaine qui ne fut construite qu'en 1912 ; sur toutes les photographies qui ont été prises depuis, la fontaine est à son emplacement traditionnel. Remarquez l'arbre devant le lavoir, et l'ormeau centenaire à droite.

Les Salles, place du lavoir

Sur l'image suivante, on note que l'arbre qui se trouvait devant le lavoir a déjà disparu.

Les Salles, place du lavoir


Les Salles, place du marché

La "place du Marché", avec le "Café Central" (maison de gauche).


Cette image est l'une des plus anciennes photographies des Salles.


Bien évidemment, le clocher n'a encore ni horloge ni coq au sommet du toit.


Notez les "escaliers" et l'arbre énorme au milieu de la place...

Ci-dessous, la même "place du Marché" (image prise en direction du lavoir).

Les Salles, place du marché

« ...pas d'eau au robinet dans la maison, on va chercher l'eau à la fontaine, pas de tout à l'égout, on vide les eaux usées sur des tas de buis disposés contre le mur des maisons, quand on ne vidait pas le seau hygiénique dans le Riou ou le canal d'arrosage, on le vidait sur le tas de buis. A l'époque, il y avait de nombreux cas de fièvres typhoïdes » (d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. François Simian).

Il n'y avait pas de médecin aux Salles. Les Sallois faisait appel aux médecins résidant à Aiguines, Moustiers ou Aups. Celui-ci se nommait le Docteur... Salles ! Incroyable mais vrai (voir ci-dessous l'attestation du Docteur Salles datant du 25 juin 1909 concernant l'état de santé du Sallois Léon Jaume).

Attestation du Docteur Salles


Pour l'exercice 1907, le budget des Salles prévoyait une dépense pour « entretien des aqueducs, fontaines, etc. » d'un montant de 0F15. Cette somme ayant été insuffisante, un budget additionnel de 0F20 a dû être voté pour « réfection de la canalisation des eaux ».

En 1908, le Conseil Départemental d'Hygiène dépêcha aux Salles des "Commissaires-enquêteurs" pour examiner les conditions sanitaires de la commune des Salles, où le nombre de décès avait dépassé le chiffre de la mortalité moyenne de la France pendant la période 1905 à 1907. Le 30 octobre 1908, le Conseil Départemental d'Hygiène transmit son avis et réclama deux mesures : la réfection de la canalisation des eaux potables et la suppression des dépôts de litières aux abords des deux fontaines.

D'importants travaux ont été réalisés alors, et en 1912, le maire M. Florin Bagarre inaugura une nouvelle fontaine située sur la "Place du Château" devant le lavoir. C'est la même fontaine qui est aujourd'hui visible Place Font Freye au nouveau village.

Ci-dessous, cette "Fontaine nouvelle" : au premier plan, Gonzague Bousquet, le père d'Aimé "Pépet" et Hubert Minjaud abreuvant son cheval. Au deuxième plan, Marie Gombert, grand-mère de Claire Boeuf. Devant l'épicerie, le "charron" Louis Bousquet et la "charronne" Victorine Bousquet, parents de Germaine Richard.

1912 : la 'fontaine nouvelle'

Les Salles, place du Château


La fontaine et le lavoir.

Comme on peut le voir sur les images ci-dessus, le lavoir de la place avait alors un toit à 3 pentes en tuiles rondes.

Le vase qui se trouve en haut de la nouvelle fontaine a été cassé dans les mois qui ont suivi son installation... il a été réparé aussitôt, et cassé de nouveau ; il l'était déjà lorsqu'a été prise la photographie présentée ci-dessus. Ce vase était toujours cassé en 1974 lorsque la fontaine a été démontée et reconstituée à l'emplacement qui est aujourd'hui le sien au nouveau village (Place Font Freye). Il a été remarquablement restauré en 1996 par M. Claude Wolski.

Les conditions de vie dans le village vont s'améliorer lentement... L'arrêté municipal du 20 août 1929 (c'est à dire une vingtaine d'années plus tard), « considérant qu'il y a lieu de favoriser l'hygiène dans le village afin de prévenir certaines maladies », précisait encore :

Art.1 : il est expressément défendu de laver quoi que ce soit dans la grande fontaine de la place publique (...).
Art.3 : le lavoir public sera maintenu dans un état constant de propreté (...) aucun détritus n'y sera jeté.
Art.4 : les seaux hygiéniques seront vidés au ruisseau du Riou ou au canal du Moulin (...).
Art.5 : le jet sur les voies publiques, soit par les portes, soit par les fenêtres, est formellement interdit, notamment les vases de nuit, les eaux grasses de vaisselle, les boites vides de conserve et autres vieux objets hors d'usage, qui devront être portés aux Iscles du Verdon.
Art.6 : aucun dépôt de fumier ne sera fait sur la voie publique ; aucune fosse à purin ne pourra être établie à moins 25 m de puits, citernes, sources, cours d'eau ou réservoirs d'eau potable.

Et deux années plus tard, le règlement sanitaire municipal précisait ce qui suit...

L'habitation de nuit est interdite dans les caves, sous-sols, greniers, granges et écuries.
Les cabinets, tinettes et fosses d'aisance seront établies de telle sorte qu'ils ne puissent contaminer les sources, puits et citernes.
Des précautions efficaces seront prises contre l'introduction et la pullulation des mouches.

Ci-dessous, le village vu depuis le ruisseau du Riou... l'un des deux endroits préconisés pour vider les seaux hygiéniques.

Les Salles depuis le Riou

En 1912, M. Vaillant Eugène, propriétaire du moulin à farine, proposa à la commune l'installation de l'éclairage public électrique ; il ne fut pas donné suite à cette proposition. La commune continua à s'éclairer à l'acétylène, et à rémunérer un "allumeur" (métier exclusivement masculin aux Salles), malgré le coût de cette technique : « ...par suite de l'achat du carbure nécessaire à l'éclairage public, les crédits affectés en 1912 à ce service ont été insuffisants, et il n'a pas été possible de payer à l'allumeur, M. Bondil, le second semestre de son traitement, soit 17,50F » (valeur équivalente en 2001 = 289F ou 44euros).

Il faudra attendre le début des années 1930 pour voir l'électrification du village.

La commune est en revanche à la pointe du progrès pour le téléphone, notant dès 1909 « que le téléphone serait pour la commune d'une utilité incontestable et qu'il atténuerait en partie les inconvénients qui résultent pour le pays de la rareté et de la défectuosité des moyens de locomotion », et approuve en 1912 le projet de contrat soumis par l'administration des postes.

Il est vrai que les moyens de communication n'étaient pas particulièrement modernes dans la région en ce XXe siècle naissant... En 1908, c'est à dos d'âne que M. Clémenceau, alors Président du Conseil, entreprit une randonnée sur tout le cours du Verdon entre Fontaine L'Evêque et le lac d'Allos ; sans doute M. le Président du Conseil passa-t-il "Avenue de Bauduen" et dans la "Grande Rue" des Salles (voir ci-dessous)...

Cette visite ministérielle n'était vraisemblablement pas destinée à admirer l'architecture des maisons qui longeaient la "Grande Rue" ; M. Clémenceau envisageait déjà l'aménagement du Verdon, et la construction de barrages à certains endroits stratégiques de son cours... quelques-uns de ces sites sont devenus célèbres depuis : Fontaine L'Evêque, Chasteuil, Chaudanne, Castillon... Mais c'est une autre histoire, que « Mémoire Vive » abordera dans un prochain numéro...

En 1909, le maire est remboursé de ses dépenses de voyage pour aller à Aups défendre les intérêts de la commune...
« Ce voyage ayant été fait dans l'intérêt de la commune, il est juste que les dépenses faites par M. le Maire à cette occasion lui soient remboursées. Ces dépenses s'élèvent à la somme de dix francs d'après le détail fourni par M. le Maire et dont M. L'adjoint donne connaissance au Conseil.
Le Conseil,
Estimant qu'il est juste que M. le Maire soit remboursé des dépenses que lui a occasionnées ce voyage, fait dans l'intérêt de la commune des Salles,
Vote la somme de dix francs pour le remboursement de ces dépenses. »

...dépenses à comparer au salaire de "l'allumeur" et au budget d'entretien des "fontaines et aqueducs"...

« La défectuosité des moyens de locomotion » est soulignée à maintes reprises ; le Conseil Municipal des Salles s'associe à la demande de la commune de Sainte-Croix pour améliorer le service postal, « soulignant plus particulièrement ce fait, véridique quoique invraisemblable qu'une lettre entre Ste-Croix et Les Salles, distants de 4 km environ, met, en passant par Puimoisson et Moustiers, 2 à 3 jours pour arriver à destination (autant que pour venir de Paris !) » en sollicitant la création d'un service de « courrier en voiture » de Riez aux Salles passant par Sainte-Croix (1er mai 1912).

Pourtant, ce Conseil Municipal, qui se démenait pour le bien-être de ses concitoyens et l'amélioration de la poste, est pris en flagrant délit d'absentéisme le 6 juillet 1911, trois membres seulement ayant répondu à la convocation de M. le Maire, et « en conséquence, le Conseil ne se trouvant pas en nombre pour délibérer, nous avons levé la séance à dix heures du soir, et, attendu qu'il nous a paru que les travaux champêtres de cette époque de l'année sont les seules causes de l'absence des membres absents, nous avons résolu, après cette 2e convocation inefficace, de fixer après les travaux de la moisson la troisième convocation, après laquelle le Conseil délibèrera, quel que soit le nombre de membres présents ».

Le village des Salles est en effet un village à vocation essentiellement agricole... Quelle idée, M. Le Maire, de convoquer le conseil pendant les moissons !


A cette époque, la route principale reliant Les Salles à Sainte-Croix et Bauduen ne passait pas devant l'église et la "calade", comme en témoigne l'état de la chaussée sur l'image ci-contre, mais empruntait la "Grande Rue" passant par la "Place de la Justice" (voir le plan du village de l'époque).

On constate sur l'image ci-contre que les arbres magnifiques qui trônaient sur la "Place du Marché" ont disparu. Remarquez le cadran solaire sur le clocher de l'église. Il n'y a toujours ni horloge dans le clocher, ni coq au sommet du toit.
Le clocher de l'église des Salles

Si on en juge par les relations entre le maire et le curé, la commune n'était pas disposée à réaliser dans l'immédiat des investissements concernant le clocher de l'église...
On peut se faire une idée de ces relations entre "Peppone" et "Don Camillo", en lisant les deux arrêtés pris par le maire en 1910...


Le Maire de la commune des Salles,

Considérant que le Curé desservant la paroisse des Salles s'est attiré, par son intransigeance et son tempérament combatif, l'inimitié de la majeure partie de la population et a créé déjà divers incidents ;

Considérant qu'il est à craindre que de nouveaux incidents se produisent encore, et qu'en conséquence il y a lieu de réduire ces risques au minimum en interdisant les manifestations extérieures du culte, qui peuvent les occasionner ;

Considérant qu'il est du devoir des autorités municipales de veiller au maintien du bon ordre dans la rue et de la tranquillité publique ;

Arrête :

Art. 1er - Les processions et autres manifestations extérieures du culte, sauf les enterrements, sont, à dater de ce jour, et jusqu'à nouvel ordre, interdites dans tout le territoire de la commune des Salles.

Art. 2 - Le garde champêtre, et, si besoin est, le Commandant de la Brigade de Gendarmerie du Canton d'Aups sont chargés de l'exécution du présent arrêté.

Les Salles, le 6 mai 1910.


...Et ce n'est pas fini... Le règlement de comptes se poursuit...

Le Maire de la commune des Salles,

Attendu qu'il s'est avéré que M. le Curé des Salles a loué en 1910 les chaises de l'église de cette commune, et qu'il y a lieu de prévoir le même fait pour 1911 ;

Attendu que si les lois précitées mettent gratuitement à la disposition des fidèles et des ministres des cultes, pour la pratique de leur religion, les églises et les objets mobiliers les garnissant, elles ne le font que dans le but d'assurer le libre exercice de la religion, et non pour permettre aux susdits ministres d'en retirer un profit personnel en percevant un droit quelconque de location ;

Attendu qu'il est au contraire dans l'esprit de la loi de faciliter à tous les fidèles, sans distinction de fortune, la pratique gratuite de la religion, et que la location des chaises dans les églises est contraire à ce principe d'égalité et de gratuité ;

Attendu qu'il ne peut pas plus être permis au desservant d'une église d'en louer le mobilier qu'il ne pourrait lui être permis d'en faire payer un droit d'entrée à la porte de l'édifice ;

Arrête :

Art. 1er - Il est interdit à M. le Curé des Salles de louer les chaises qui garnissent l'église de la dite commune. Ces chaises sont mises gratuitement à la disposition des fidèles.

Art. 2 - Le garde champêtre est chargé de l'exécution du présent arrêté.

Fait aux Salles, le 27 décembre 1910.
Notifié à M. le Curé des Salles par le garde champêtre le 31 décembre 1910.


...et meilleurs voeux, M. le Curé, pour l'année 1911.


Bien qu'appartenant à deux départements différents, Les Salles et Sainte-Croix entretenaient des liens étroits, et leurs habitants se partageaient la mise en valeur des terres les plus fertiles du fond de la vallée.

C'est à la fin du XIXe siècle qu'a été construit le pont de Garuby sur le Verdon, à 1,8 km du village des Salles. Cet ouvrage monumental, mais à voie unique, qui reliait Var et "Basses-Alpes" au-dessus du Verdon, rapprochait les deux villages des Salles et de Sainte-Croix.

Les pierres qui ont servi à la construction du pont de Garuby provenaient de la carrière de Trey, sur la commune des Salles.

Ci-dessous, le pont de Garuby vu de la rive gauche du Verdon, côté Var.

L'ancien pont de Garuby

Ci-dessous, le pont de Garuby vu de la rive droite du Verdon, côté "Basses-Alpes".

L'ancien pont de Garuby

Dans un prochain numéro, « Mémoire Vive » vous dira tout sur le pont de Garuby !

Sur le site www.Les-Salles-sur-Verdon.com
vous pouvez d'ores et déjà trouver des informations sur l'histoire du pont de Garuby.



A cette époque, la "Grande Rue" est le centre de la vie du village. "La Farraille" et le "vallat" n'existent pas encore. La fontaine de la "Place du Château" n'est pas encore construite. La "calade" n'est pas la voie de communication principale vers Bauduen et Ste-Croix. "L'Auberge du Coin Perdu" et les maisons voisines n'existent pas, pas plus que l'école, la mairie et la salle des fêtes.

Le cadastre du XIXe siècle


Bien des années plus tard, l'automobile faisait son apparition dans les rues des Salles. La Citroën qui apparaît sur ces images n'est pas la première voiture automobile appartenant à un habitant du village : il s'agit de la voiture de M. Vial, le photographe auteur de ces images.

La place, la fontaine

Les infrastructures routières du village n'étaient pas très adaptées à l'usage de l'automobile. C'est ce qui amena le maire, M. Fleury Boeuf, à prendre un arrêté pour limiter la vitesse des « véhicules à traction mécanique » : 10 km/h pour les véhicules d'un poids supérieur à 3.000 kg, 20 km/h pour les autres. C'était le 5 février 1926.

Entrée des Salles, route d'Aups

Le 20 novembre 1929, pour faciliter la circulation des automobiles, la mairie décida d'acquérir à M. Edouard Bagarre un angle de sa maison située sur la route « pour la somme de 1200 francs, partie de maison nécessaire à la rectification d'un tournant dangereux pour les véhicules ». Ainsi naquit la plus grande avenue des Salles... "avenue de Bauduen" reliant Les Salles à Bauduen, Fontaine l'Evêque et Sainte-Croix par le pont de Garuby.



Si vous ne parvenez pas à situer les images présentées dans ces quelques pages, consultez le plan du village, ou rendez-vous autour de la maquette du village, salle du conseil de la mairie. Merci Serge !




« Mémoire des Salles-sur-Verdon »,
association sans but lucratif (loi du 1er juillet 1901).

1901 : début de siècle et date du vote de la loi
permettant l'existence des associations comme la notre...

Devinette :

en 1906, les Sallois déclaraient leur première association "loi 1901".
Celle-ci existe et fonctionne toujours aujourd'hui.
A l'époque de sa création, les membres du bureau s'appelaient Bagarre, Malvillan, Rémusat...
Aujourd'hui son président et son trésorier sont aussi membres bienfaiteurs
de « Mémoire des Salles-sur-Verdon ».

Quelle est cette association ?



Le clocher de l'église des Salles
La place, la boucherie des Salles
Le village des Salles vu de Coste-Belle

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1ère année du 1er siècle du nouveau millénaire...
Belle occasion pour un concours !
Bravo au futur gagnant !
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Premiers et premières
des Salles-sur-Verdon

A l'occasion de cette 1ère année du 1er siècle du nouveau millénaire,
l'association vous propose à nouveau de participer avec le plus grand sérieux à un concours remue-méninges.

Soyez vigilant...
Ce numéro de « Mémoire Vive » vous donne de nombreux indices...
...que le numéro suivant se fera un plaisir de compléter.
Attention aux pièges !


Questions « Institutions et Etat civil » :

  • Premier maire des Salles-sur-Verdon ?
  • Premier instituteur des Salles-sur-Verdon ?
  • Première association "loi 1901" déclarée par un Sallois ?
  • Premier curé des Salles-sur-Verdon ?
  • Premiers mariés des Salles-sur-Verdon ?
  • Première naissance enregistrée à la mairie des Salles-sur-Verdon ?
  • Premier baptême des Salles-sur-Verdon ?
  • Premier décès des Salles-sur-Verdon ?

Questions « Matériel et Equipements » :

  • Premier véhicule automobile appartenant à un habitant des Salles-sur-Verdon ?
  • Premier tracteur ?
  • Première ligne téléphonique installée chez un habitant des Salles-sur-Verdon ?
  • Premier récepteur de télévision des Salles-sur-Verdon ?
  • Première pierre du nouveau village des Salles-sur-Verdon ?

Questions « Commerces et Inaugurations » :
Premiers jours de fonctionnement des commerces des Salles-sur-Verdon ?

  • Auberge des Salles ?
  • Boulangerie ?
  • Hôtel Le Verdon ?
  • Le Chêne Vert ?
  • Le Perafabre ?
  • Les Arcades ?
  • Lou Bouccin ?
  • L'Escapade ?
  • Plein Voile ?


Pour participer, adressez-vous à l'association contact @ e-Memoire.com
Réponses le 31 décembre 2001, dernier jour de la première année du nouveau millénaire.

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C'est beau, un maire au travail
Paires de maires...
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Ca y est ! André Coldeboeuf entre dans l'Histoire ! Bien sûr, il était déjà membre fondateur de l'association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »... mais de plus, il est le premier maire du XXIe siècle aux Salles-sur-Verdon...

Après vous avoir donné la liste exhaustive des maires du XXIe siècle (facile il est vrai), « Mémoire Vive » ne reculant devant aucun sacrifice, va vous donner la liste, exhaustive également, des maires du XXe siècle... et emporté par ce bel élan, une bonne part des maires du XIXe siècle...

Et notez bien le nom du plus ancien des maires listés ci-après !

17/03/2001 COLDEBOEUF André 1er maire du nouveau siècle et du nouveau millénaire !
17/01/1998 COLDEBOEUF André  
23/06/1995 PAULARD Serge  
05/10/1991 AMOULRIC Raymond  
18/03/1989 COURTINE Henri  
1983 SIGNORET Rosé  
1977 SIGNORET Rosé  
21/03/1971 ROSSELLY Charles Dernier maire de l'ancien village
1965 GOMBERT Jean  
15/03/1959 GOMBERT Jean  
06/05/1953 LAUGIER Lucien  
21/10/1947 LAUGIER Lucien  
18/05/1945 LAUGIER Lucien  
23/08/1944 LAUGIER Lucien (Président du Comité local de Libération)
23/06/1935 GRENADE Aimé  
19/05/1929 GRENADE Aimé  
17/05/1925 BOEUF Fleury  
10/12/1919 PAIX Auguste  
1915 TROIN Etienne (Adjoint, fait fonction de maire en l'absence de M.Bagarre mobilisé)
19/05/1912 BAGARRE Florin  
10/11/1910 BAGARRE Florin  
10/03/1907 ROUBAUD Pierre Paul  
1906 BOUSQUET Augustin Laurent (Président de la délégation municipale spéciale)
30/03/1902 BOUSQUET Augustin Laurent  
18/05/1884 BOUSQUET Victorin Décédé en fonction
23/01/1881 BAGARRY Célestin  
01/1878 COTTE Joseph  
22/02/1874 BOUSQUET Joseph Augustin  
1871 MARTIN Jean André  
1866 MALVILLAN Jean Martin  
1865 MALVILLAN Jean Martin (Maire par intérim)
1861 BOUSQUET Jean François  
1860 MALVILLAN Jean Martin  
11/06/1856 ROUBION Jean Pierre  
1855 BAGARRIS Laurent  
1852 LATIL Paul  
24/02/1850 BOUSQUET Joseph  
12/09/1848 FOUINE Barthélémy Décédé en fonction
1848 COTTE Antoine (Maire par intérim)
31/01/1847 LATIL Paul  
13/09/1843 GRANON Jean Baptiste  
11/07/1842 TRIGANCE Augustin  

Déjà un Trigance célèbre en 1842 !

Le temps...
Le plus long mandat continu de maire des Salles
a été celui de Victorin Bousquet,
entre le 18/05/1884 et le 30/03/1902.
Victorin Bousquet est décédé
dans l'exercice de ses fonctions à l'âge de 49 ans.

Le temps...

Si le maire actuel souhaite battre ce record de longévité,
il doit "durer" jusqu'en 2016.

Bon courage André...

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    « Mémoire Vive », ce n'est pas seulement l'ancien village, c'est toute l'histoire des Salles-sur-Verdon.
Dans ce numéro, la pose de la première pierre du nouveau village.
Deleplanque et la pierre
Où est-elle cachée ?
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Le dimanche 26 juillet 1970, jour de la Sainte-Anne, était planifiée la cérémonie de la pose de la première pierre des Salles-sur-Verdon, en présence de nombreuses personnalités officielles de l'époque, en particulier le maire de la commune M. Jean Gombert, et le préfet du Var M. Jean Deleplanque. Le bureau de l'association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » y était représenté par son Trésorier, M. Michel Doreau.

Nul ne sait aujourd'hui
ce qu'est devenue la première pierre
des Salles-sur-Verdon...

Qui nous aidera à la retrouver ?
La 1e pierre
(photographies de Michel Doreau et Michel Gombert).


La 1e pierre Cette pierre avait pourtant commencé une existence très entourée...

Sous la pierre a été scellé un parchemin commémoratif signé par les personnalités réunies autour du maire M. Jean Gombert et du préfet M. Jean Deleplanque.

Que de monde !

M. Bréchignac, secrétaire général du Var, Me Le Bellegou, sénateur-maire d'Aups, MM. Blacas, Denans, Delorme, Meynard, Platel, Ravello, conseillers généraux, M. Javelly, sénateur-conseiller général des Basses-Alpes, les maires des communes voisines MM. Bonnet, Lambert, Garron, Bracco, Bagarre, German, Rouvier. Le chanoine Forno, archiprêtre de Draguignan, l'abbé Lachal, curé des Salles. MM. Lepourcelet, chef du cabinet du préfet, Brisset, directeur de division, Perret, directeur DDE, Canessa, directeur départemental de l'agriculture, le colonel Pontal, commandant le 19e RA, le commandant Barrière, le colonel Billon...

La 1e pierre La 1e pierre

La 1e pierre, discours de Jean Gombert
La 1e pierre, discours de Jean Deleplanque « La pose de cette première pierre matérialise dix ans d'efforts pour la sauvegarde de notre commune et symbolise la volonté, unanimement exprimée, de survie de notre village »
(Jean Gombert).
« Tous ensemble, nous assurerons la pérennité des Salles, par les hommes, pour les hommes, unis pour les enfants des hommes »
(Jean Deleplanque).

...et les membres de l'association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » sont encore une fois au premier plan ! (on reconnaît entre autres ci-dessous Magali et Alain Gombert, Mireille Anot, Danièle Amand, Jean-Louis Taxil...)

26 juillet 1970 sur la place des Salles
26 juillet 1970 sur la place des Salles
26 juillet 1970 sur la place des Salles

Pour d'autres images - en couleur - de cette cérémonie,
consultez sur le site "www.Les-Salles-sur-Verdon.com"
la pose de la première pierre.

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Récepteur de télévision Anecdote :
819 lignes très attractives...


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C'était il y a presque un demi-siècle.

En ce temps-là, c'était la « RTF » qui réalisait les émissions de la seule chaîne de télévision française... en noir et blanc et 819 lignes. En ce temps-là, les récepteurs de télévision étaient très chers et très rares. Il n'y en avait aucun aux Salles-sur-Verdon.

En ce temps-là, Mme Annie Minini gardait régulièrement des enfants « de la ville », et le hasard a voulu qu'elle garde Elisabeth et Michel Roucolle. Or M. Roucolle, père de ces charmants bambins, exerçait à la ville la profession de loueur de postes de télévision... et pour faire mentir le proverbe (« les coordonniers... »), il possédait un récepteur de télévision.

Pensez-vous que les petits Roucolle aient accepté de venir aux Salles en se privant de leur télévision ? Impensable ! Un accord fut donc trouvé pour placer chez Mme Annie Minini les petits Roucolle et leur « télé »... Lorsqu'il a été temps pour eux de rentrer à la ville, allaient-ils repartir avec le précieux récepteur de télévision ? Pas question ! Le poste fut donc acheté d'occasion par la famille Minini...

Est-il utile de vous décrire les jeudis des Salles-sur-Verdon ? Les jeunes du village couraient pour voir Rintintin à la « télé », amenant leur goûter et leur chaise...

Vous savez tout sur le premier récepteur de télévision des Salles !

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Câlin ?... « Mémoire Vive » vous dit tout sur une histoire ténébreuse de gros câlin...

Drôle de câlin : tout s'éclaire !

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« On vit comme à la fin du siècle dernier, pas d'électricité, on s'éclaire avec la bougie, le calin (lampe à huile) ou la lampe à pétrole ; pas d'eau au robinet dans la maison, on va chercher l'eau à la fontaine... » (d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. François Simian, et disponible sur le site Internet "www.Les-Salles-sur-Verdon.com").

4 mars 2001, message reçu dans la boite aux lettres de "www.Les-Salles-sur-Verdon.com" sur Internet...
« Bonjour,
Sur votre site, j'ai vu la référence au mot "calin" pour signifier une lampe à huile. Cependant ni le dictionnaire, ni l'encyclopédie, ni même Internet ne signale ce mot. Pouvez-vous me donner de plus amples informations (origine, étymologie, histoire du mot, etc.) ou me dire où m'adresser ? »

Provenance du message ?
Ecole Supérieure des Mines de Saint-Etienne...
Ouh-la-la, ce doit être un chercheur qui fait une thèse,
ou un spécialiste hyper-pointu qui travaille dans le domaine...
Faut voir à lui donner une réponse rapide, précise mais cependant prudente
(s'il en connaissait beaucoup plus que nous sur le sujet...)
?????
Réponse :
« Le "calin" est bien le terme qui était employé aux Salles au début du XXe siècle pour désigner une lampe à huile. Ce mot, a priori, est d'origine provençale. Il n'est peut-être jamais passé dans la langue française courante, d'où son absence dans les dictionnaires actuels. J'ai posé la question à François Simian, auteur de "Monographie des Salles-sur-Verdon". Il m'a confirmé que ce mot était provençal. Il va demander à un professeur de provençal son origine. Je vous tiens au courant.
(...)
JJ Grézoux, Président de l'Association "Mémoire des Salles-sur-Verdon" »


Voilà, le chercheur sera content. De quoi le faire patienter pour sa thèse sur les "calins"...

6 mars 2001, réponse du chercheur :
« Je vous remercie de votre dévouement, et j'attends votre réponse avec impatience... »

Ouf, il est content, ça permet de gagner du temps pour faire des recherches plus sérieuses sur le "calin".

9 minutes plus tard, nouveau message :
« J'oubliais, vous écrivez "calin" ou bien "câlin" ? »

Pointilleux le chercheur... normal, c'est le métier qui veut ça ! Quand on fait une thèse, on ne laisse rien au hasard...

Réponse prudente (on parle à une sommité !) :
« François Simian a écrit "calin" et non "câlin", j'ai donc repris la même orthographe. Mais je crois qu'il ne faut pas s'attacher à l'orthographe de la langue provençale qui était pratiquée aux Salles à cette époque (...).
Si ce n'est pas indiscret, quel est le motif de votre intérêt pour ce mot ? »


Après tout, quel est son domaine de recherche ? L'étymologie, l'orthographe, la grammaire, l'ethnologie du "calin" en Haute-Provence ?

7 mars 2001, tout s'éclaire...
« J'ai à résoudre l'énigme suivante pour un jeu de rôle qui se passe dans un château médiéval : « un câlin vous aidera », et je cherche ce que peut bien être ce câlin ».
Eclat de rire ! Je me marre !!!...
Un jeu de rôle pour des étudiants ! C'est la meilleure !
Bravo, monsieur « le chercheur » de déployer autant d'énergie et de sérieux pour tout savoir sur l'étymologie de ce "câlin" qui peut aider dans les souterrains d'un château... C'est vrai, quoi de plus utile qu'une lampe à huile dans l'obscurité ?


Pour faire cependant toute la lumière sur le sujet, la lampe à huile qu'on utilisait aux Salles au début du siècle s'orthographie en provençal « calèn » (merci à François Simian pour ses recherches). L'étymologie serait la même que celle des mots « calendes » et « calendrier », et proviendrait du fait que le « calèn » éclairait plus spécialement les fêtes de Noël, « calèn » en provençal... S'il existe parmi nos lecteurs des experts en « calèn » susceptibles de nous en dire plus, qu'ils nous apportent leurs lumières...

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Opinions
Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association...
Communication...
« Bravo à l'artiste de la maquette, bravo à l'association « Mémoire des Salles-sur-Verdon », à la patience de son historien pour l'accueil des visiteurs curieux et intéressés que nous sommes ».
(une touriste de passage s'exprimant sur le Livre d'Or de la maquette, novembre 2000).

« Bonjour. Tout d'abord, félicitations pour votre site. Je viens de le regarder du début à la fin, et j'ai l'impression d'avoir visionné des images de guerre... Je tiens à vous dire bravo pour votre courage et votre détermination, et même si cela m'est difficile, puisque je ne suis pas directement concerné, j'imagine le mal que ce barrage a causé à toute une population... Tenez bon ! Sincèrement,
Fabrice, 25 ans, de Toulon. »
(e-mail reçu sur le site Internet "www.Les-Salles-sur-Verdon.com")

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Une association partenaire :
L'association « Culture et Loisirs à Ste-Croix-du-Verdon »
Partenaires...

Si vous souhaitez avoir des informations sur cette association, qui édite le très intéressant « Ste-Croix d'hier et d'aujourd'hui » et qui présente de nombreux points communs avec notre association, adressez-vous à la mairie de Ste-Croix,
Place du 14 juillet, 04500 Sainte-Croix-du-Verdon
.

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Appel à témoins

Vous n'avez ni oncle d'Amérique, ni cousin émir dans le Golfe Persique... Néanmoins, vous possédez peut-être des trésors inestimables pour l'association !
Joli trésor !

Vous disposez de documents (articles de journaux, photographies, livres, etc.) ou vous avez des anecdotes susceptibles d'intéresser « Mémoire Vive »...

Vous avez plus particulièrement des photographies de véhicules anciens, quels qu'ils soient... "Aronde", "Dauphine" ou "De Dion Bouton"... Mieux : ces photographies sont prises aux Salles ou aux environs. Aidez-nous à réaliser la future exposition « La voiture de papa » !

Vous connaissez l'histoire du pont d'Aiguines (sa construction, son usage au cours des siècles, ses déboires, ...) communiquez-nous ces informations !

Contactez-nous :
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com
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    Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »...

La vie de l'association.
Réalisations et projets, quoi de neuf dans votre association ?

Les Salles-sur-Verdon par Serge Periot : regard de photographe.
1971 : avant le début des démolitions, Serge Periot fixe sur la pellicule Les Salles-sur-Verdon au printemps. « Mémoire Vive » vous présente en format 9x12 les agrandissements 40x50 du photographe.

150e anniversaire.
En 1851, les Sallois font la révolution !

Qui a eu cette idée folle ?
Histoires de l'école des Salles-sur-Verdon.

Anecdote : la paille et l'encrier, rififi chez Escoffier...
1928... drame à l'école des Salles-sur-Verdon.

Nouveau visage : place Font Freye.
Printemps 2001 : la place Font Freye fait peau neuve.
« Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village !

Généalogie.
Les plus anciens Sallois connus.

Les Salles-sur-Internet.
Retrouvez « Mémoire Vive » et tout Les Salles-sur-Verdon... sur Internet et chez vous !

Opinions.
Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association...

Le prochain numéro de « Mémoire Vive » ?
Quand est-ce ? Quand l'association aura du temps et de l'argent...
Si vous en avez trop, n'hésitez pas à nous faire signe...
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com

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