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Numéro 1, mai 2001. |
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| La vie de l'association. | ||
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Dossier : "Début de siècle aux Salles". 2001 : début du XXIe siècle. « Mémoire Vive » vous propose de revivre le début du siècle précédent. |
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Premiers et premières des Salles-sur-Verdon. 1ère année du 1er siècle du nouveau millénaire... belle occasion pour un concours ! |
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Paires de maires... Liste des maires du village... du XIXe, XXe et XXIe siècles. |
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Deleplanque et la pierre.
Où est-elle cachée ? |
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Anecdote : 819 lignes très attractives...
La RTF et Rintintin aux Salles ! |
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Drôle de câlin : tout s'éclaire !
« Mémoire Vive » vous dit tout sur une ténébreuse histoire de gros câlin... |
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Opinions.
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Une association partenaire :
l'association « Culture et Loisirs à Ste-Croix-du-Verdon ». |
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| Appel à témoins. | ||
| Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »... |
Octobre 2000 :
Michel Doreau et Jean-Jacques Grézoux déposent les statuts
de l'association à la sous-préfecture de Brignoles.
23 février 2001 : l'association se porte acquéreur d'une trentaine de photographies réalisées par Serge Periot, format 30x40 ou 40x50. Lourd investissement pour une jeune association, mais dépense négligeable pour des documents inestimables... 7 avril 2001 : Serge Trigance, vice-président de l'association, récidive... après la maquette de l'ancien village, la maquette du pont d'Aiguines et la maquette de l'ancien pont de Garuby (disparu en 1944). Ces deux nouveaux chefs-d'oeuvre sont exposés dans la salle du conseil de la mairie. Mai 2001 : parution du no1 de « Mémoire Vive »... Notez que la périodicité de parution n'est pas indiquée... mais "no1" signifie qu'il devrait y avoir un "no2". Ce devrait même être le prochain numéro, le contraire serait de très mauvais augure pour notre association...
Le futur ?L'association a déjà réuni quelques milliers de documents. La plupart sont dans un état de conservation médiocre. Rappelons que le papier journal se dégrade rapidement et que les tirages photographiques ne se conservent pas éternellement. C'est la raison pour laquelle nous avons entrepris de numériser tous les documents retrouvés. "Numériser" signifie conserver sur support numérique inaltérable... reproduire facilement pour mettre à la disposition de tous les membres... permettre à tous de consulter ces documents sans les dégrader... Mais "numériser" signifie aussi matériel informatique... "scanner"... CD-Rom... et donc moyens financiers... oncle d'Amérique ou cousin émir dans le Golfe Persique... (voir ci-dessus)...
A plus long terme, l'association a bien d'autres projets. |
DOSSIER
Comment vit-on aux Salles au début des années 1900 ?
Au recensement de 1896, le village des Salles ne compte plus que 421 habitants
(d'après "Dictionnaire des communes du département du Var", Adolphe Joanne, 1897).
La commune a compté jusqu'à 482 habitants en 1891 (480 habitants en 1861).
« Au début du XXe siècle, il existe encore une minoterie
et un moulin à huile. On cultive surtout le blé
(250 ha, production 1500 quintaux).
On y récolte aussi des pommes de terre, des amandes, des fruits,
des légumes et des truffes renommées. Avec l'osier qui abonde,
les habitants ont établi une fabrique de vannerie.
Ils font aussi des instruments aratoires et des articles de pêche »
(d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon",
racontée par M. François Simian). ![]() « Le village est bien implanté sur des terres d'alluvions très riches des bords du Verdon, à l'entrée du Grand Canyon, mais les paysans sont pauvres. Sur les 1.200 hectares que compte la commune, les terres les plus fertiles sont possédées par quatre familles : Roux, Naegely, Bagarre et Remusat qui emploient des fermiers. La majeure partie des habitants possède quelques lopins de terre, le plus souvent gagnés sur les pentes en arrachant les pierres que l'on charrie dans des couffins pour former des tas (les clapiers) que l'on trouve encore de nos jours » (d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon", racontée par M. François Simian). Les deux images ci-dessous montrent la place du village... Notez l'absence de la fontaine qui ne fut construite qu'en 1912 ; sur toutes les photographies qui ont été prises depuis, la fontaine est à son emplacement traditionnel. Remarquez l'arbre devant le lavoir, et l'ormeau centenaire à droite. ![]() Sur l'image suivante, on note que l'arbre qui se trouvait devant le lavoir a déjà disparu. ![]()
Ci-dessous, la même "place du Marché" (image prise en direction du lavoir). ![]()
« ...pas d'eau au robinet dans la maison, on va chercher l'eau à
la fontaine, pas de tout à l'égout, on vide les eaux usées
sur des tas de buis disposés contre le mur des maisons,
quand on ne vidait pas le seau hygiénique dans le Riou ou le canal d'arrosage,
on le vidait sur le tas de buis.
A l'époque, il y avait de nombreux cas de fièvres typhoïdes »
(d'après "Monographie des Salles-sur-Verdon",
racontée par M. François Simian).
Il n'y avait pas de médecin aux Salles.
Les Sallois faisait appel aux médecins résidant à Aiguines,
Moustiers ou Aups. Celui-ci se nommait le Docteur... Salles !
Incroyable mais vrai (voir ci-dessous l'attestation du Docteur Salles datant du
25 juin 1909 concernant l'état de santé du Sallois Léon Jaume).
Pour l'exercice 1907, le budget des Salles prévoyait une dépense pour
« entretien des aqueducs, fontaines, etc. » d'un montant de 0F15.
Cette somme ayant été insuffisante, un budget additionnel de 0F20
a dû être voté pour
« réfection de la canalisation des eaux ».
![]() ![]()
Comme on peut le voir sur les images ci-dessus,
le lavoir de la place avait alors un toit à 3 pentes en tuiles rondes.
Et deux années plus tard, le règlement
sanitaire municipal précisait ce qui suit... ![]()
En 1912, M. Vaillant Eugène, propriétaire du moulin
à farine, proposa à la commune l'installation de
l'éclairage public électrique ;
il ne fut pas donné suite à cette proposition.
La commune continua à s'éclairer à
l'acétylène, et à rémunérer un "allumeur"
(métier exclusivement masculin aux Salles),
malgré le coût de cette technique :
« ...par suite de l'achat du carbure nécessaire
à l'éclairage public, les crédits
affectés en 1912 à ce service ont été insuffisants,
et il n'a pas été possible de payer à l'allumeur, M. Bondil,
le second semestre de son traitement, soit 17,50F »
(valeur équivalente en 2001 = 289F ou 44euros).
Si on en juge par les relations entre le maire et le curé, la commune n'était pas disposée à réaliser dans l'immédiat des investissements concernant le clocher de l'église... On peut se faire une idée de ces relations entre "Peppone" et "Don Camillo", en lisant les deux arrêtés pris par le maire en 1910... Considérant que le Curé desservant la paroisse des Salles s'est attiré, par son intransigeance et son tempérament combatif, l'inimitié de la majeure partie de la population et a créé déjà divers incidents ; Considérant qu'il est à craindre que de nouveaux incidents se produisent encore, et qu'en conséquence il y a lieu de réduire ces risques au minimum en interdisant les manifestations extérieures du culte, qui peuvent les occasionner ; Considérant qu'il est du devoir des autorités municipales de veiller au maintien du bon ordre dans la rue et de la tranquillité publique ; Art. 1er - Les processions et autres manifestations extérieures du culte, sauf les enterrements, sont, à dater de ce jour, et jusqu'à nouvel ordre, interdites dans tout le territoire de la commune des Salles. Art. 2 - Le garde champêtre, et, si besoin est, le Commandant de la Brigade de Gendarmerie du Canton d'Aups sont chargés de l'exécution du présent arrêté. Les Salles, le 6 mai 1910. ...Et ce n'est pas fini... Le règlement de comptes se poursuit... Attendu qu'il s'est avéré que M. le Curé des Salles a loué en 1910 les chaises de l'église de cette commune, et qu'il y a lieu de prévoir le même fait pour 1911 ; Attendu que si les lois précitées mettent gratuitement à la disposition des fidèles et des ministres des cultes, pour la pratique de leur religion, les églises et les objets mobiliers les garnissant, elles ne le font que dans le but d'assurer le libre exercice de la religion, et non pour permettre aux susdits ministres d'en retirer un profit personnel en percevant un droit quelconque de location ; Attendu qu'il est au contraire dans l'esprit de la loi de faciliter à tous les fidèles, sans distinction de fortune, la pratique gratuite de la religion, et que la location des chaises dans les églises est contraire à ce principe d'égalité et de gratuité ; Attendu qu'il ne peut pas plus être permis au desservant d'une église d'en louer le mobilier qu'il ne pourrait lui être permis d'en faire payer un droit d'entrée à la porte de l'édifice ; Art. 1er - Il est interdit à M. le Curé des Salles de louer les chaises qui garnissent l'église de la dite commune. Ces chaises sont mises gratuitement à la disposition des fidèles. Art. 2 - Le garde champêtre est chargé de l'exécution du présent arrêté. Fait aux Salles, le 27 décembre 1910. Notifié à M. le Curé des Salles par le garde champêtre le 31 décembre 1910. ...et meilleurs voeux, M. le Curé, pour l'année 1911. Bien qu'appartenant à deux départements différents, Les Salles et Sainte-Croix entretenaient des liens étroits, et leurs habitants se partageaient la mise en valeur des terres les plus fertiles du fond de la vallée. C'est à la fin du XIXe siècle qu'a été construit le pont de Garuby sur le Verdon, à 1,8 km du village des Salles. Cet ouvrage monumental, mais à voie unique, qui reliait Var et "Basses-Alpes" au-dessus du Verdon, rapprochait les deux villages des Salles et de Sainte-Croix. Les pierres qui ont servi à la construction du pont de Garuby provenaient de la carrière de Trey, sur la commune des Salles. ![]() Ci-dessous, le pont de Garuby vu de la rive droite du Verdon, côté "Basses-Alpes". ![]() Dans un prochain numéro, « Mémoire Vive » vous dira tout sur le pont de Garuby ! Sur le site www.Les-Salles-sur-Verdon.com vous pouvez d'ores et déjà trouver des informations sur l'histoire du pont de Garuby.
A cette époque, la "Grande Rue" est le centre de la vie du village.
"La Farraille" et le "vallat" n'existent pas encore.
La fontaine de la "Place du Château" n'est pas encore construite.
La "calade" n'est pas la voie de communication principale vers Bauduen et Ste-Croix.
"L'Auberge du Coin Perdu" et les maisons voisines n'existent pas,
pas plus que l'école, la mairie et la salle des fêtes. ![]()
Bien des années plus tard, l'automobile faisait son apparition
dans les rues des Salles. La Citroën qui apparaît sur ces images
n'est pas la première voiture automobile appartenant à
un habitant du village : il s'agit de la voiture de M. Vial,
le photographe auteur de ces images. ![]()
Les infrastructures routières du village n'étaient pas
très adaptées à l'usage de l'automobile.
C'est ce qui amena le maire, M. Fleury Boeuf, à prendre
un arrêté pour limiter la vitesse des
« véhicules à traction mécanique » :
10 km/h pour les véhicules d'un poids supérieur
à 3.000 kg, 20 km/h pour les autres. C'était le 5 février 1926. ![]()
Le 20 novembre 1929, pour faciliter la circulation des automobiles,
la mairie décida d'acquérir à M. Edouard Bagarre
un angle de sa maison située sur la route « pour la somme de 1200 francs,
partie de maison nécessaire à la rectification d'un tournant
dangereux pour les véhicules ». Ainsi naquit la plus grande avenue
des Salles... "avenue de Bauduen" reliant Les Salles à Bauduen,
Fontaine l'Evêque et Sainte-Croix par le pont de Garuby. ![]() ![]() ![]() |
des Salles-sur-Verdon
A l'occasion de cette 1ère année du 1er siècle
du nouveau millénaire,
Questions « Matériel et Equipements » :
Questions « Commerces et Inaugurations » : Premiers jours de fonctionnement des commerces des Salles-sur-Verdon ?
Pour participer, adressez-vous à l'association contact @ e-Memoire.com Réponses le 31 décembre 2001, dernier jour de la première année du nouveau millénaire. |
Ca y est ! André Coldeboeuf entre dans l'Histoire !
Bien sûr, il était déjà membre fondateur de l'association
« Mémoire des Salles-sur-Verdon »...
mais de plus, il est le premier maire du XXIe siècle aux Salles-sur-Verdon...
Déjà un Trigance célèbre en 1842 ! |
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« Mémoire Vive »,
ce n'est pas seulement l'ancien village,
c'est toute l'histoire des Salles-sur-Verdon. Dans ce numéro, la pose de la première pierre du nouveau village. Deleplanque et la pierre
Le dimanche 26 juillet 1970, jour de la Sainte-Anne,
était planifiée la cérémonie de la pose
de la première pierre des Salles-sur-Verdon,
en présence de nombreuses personnalités officielles de l'époque,
en particulier le maire de la commune M. Jean Gombert,
et le préfet du Var M. Jean Deleplanque.
Le bureau de l'association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
y était représenté par son Trésorier,
M. Michel Doreau.
Pour d'autres images - en couleur - de cette cérémonie, consultez sur le site "www.Les-Salles-sur-Verdon.com" la pose de la première pierre. |
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C'était il y a presque un demi-siècle. |
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Si vous souhaitez avoir des informations sur cette association,
qui édite le très intéressant « Ste-Croix d'hier
et d'aujourd'hui » et qui présente de nombreux points communs
avec notre association, adressez-vous à la mairie de Ste-Croix, |
Vous disposez de documents (articles de journaux, photographies, livres, etc.)
ou vous avez des anecdotes susceptibles d'intéresser « Mémoire Vive »...
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Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »... La vie de l'association. Réalisations et projets, quoi de neuf dans votre association ? Les Salles-sur-Verdon par Serge Periot : regard de photographe. 1971 : avant le début des démolitions, Serge Periot fixe sur la pellicule Les Salles-sur-Verdon au printemps. « Mémoire Vive » vous présente en format 9x12 les agrandissements 40x50 du photographe. 150e anniversaire. En 1851, les Sallois font la révolution ! Qui a eu cette idée folle ? Histoires de l'école des Salles-sur-Verdon. Anecdote : la paille et l'encrier, rififi chez Escoffier... 1928... drame à l'école des Salles-sur-Verdon. Nouveau visage : place Font Freye. Printemps 2001 : la place Font Freye fait peau neuve. « Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village ! Généalogie. Les plus anciens Sallois connus. Les Salles-sur-Internet. Retrouvez « Mémoire Vive » et tout Les Salles-sur-Verdon... sur Internet et chez vous ! Opinions. Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association... Le prochain numéro de « Mémoire Vive » ? Quand est-ce ? Quand l'association aura du temps et de l'argent... Si vous en avez trop, n'hésitez pas à nous faire signe... Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » Place Sainte-Anne, 83630 Les Salles-sur-Verdon e-mail : contact @ e-memoire.com |