'Mémoire Vive', bulletin de l'association
    Numéro 2, août 2001.
    La vie de l'association.
    Dossier : "Un village inconfortable sans particularité architecturale".
1971 : avant le début des démolitions, Serge Periot fixe sur la pellicule Les Salles-sur-Verdon au printemps.
    Invention : qui a eu cette idée folle ?
Histoires de l'école des Salles-sur-Verdon.
    Histoire : 150e anniversaire
En 1851, les Sallois font la révolution !
    Géographie : notre oncle d’Amérique !
Portrait d'un généreux donateur.
    Drame : la paille et l'encrier, rififi chez Escoffier...
1928... drame à l'école des Salles-sur-Verdon.
    Mystère : « chouette » histoire... ou cauchemar ?
40 ans après, « Mémoire Vive » vous révèle un secret (chuuut !)...
    Nouveau visage : place Font Freye.
29 avril 2001 : la place Font Freye fait peau neuve.
« Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village !
    Généalogie : Jean Gombert déjà !
Les plus anciens Sallois identifiés à ce jour.
    Opinions.
    Appel à témoins.
    Errata.
    Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »...




















   
La vie de l'association. La vie de l'association
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Début mai 2001 : parution du numéro 1 de « Mémoire Vive »... Autant le dire tout de suite : c’est déjà un énorme succès de l’édition, et les collectionneurs se l’arrachent. Inutile de nous soudoyer, nous ne ferons pas baisser la côte de ce numéro introuvable sur le marché de l’occasion, en procédant à un second tirage. Mais si vous souhaitez réaliser une spéculation financière intéressante -et néanmoins morale- sur ce "No1", n’hésitez pas à en parler au Trésorier de l’association, M. Michel Doreau...

10 mai 2001 : le 10 mai sera dorénavant un anniversaire fêté dignement par l’association ! Le Président du Conseil Général du Var, M. Hubert Falco, nous envoie une missive pour nous annoncer que « par délibération du 10 mai 2001, le conseil Général accorde une subvention de 15.000F à l’association ».
Nous avions demandé 17.000F pour acquérir un "scanner A3" permettant de sauver et reproduire des documents anciens... nous pouvons donc acquérir 0,882 "scanner A3", ce qui hélas ne permettra pas de sauver 88,2% des documents concernés... Vous avez compris : il nous manque encore 2.000F, donc (voir paragraphe ci-dessus)... n’hésitez pas à en parler au Trésorier...
Tous nos remerciements au Conseil Général du Var pour cette subvention qui nous permettra de commencer à travailler.
L'espoir fait vivre !

5 juin 2001 : une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule... le 5 juin, le conseil municipal verse à l’association une subvention du même montant... Merci ! C’est désormais à nous de travailler...

11 juin 2001 : Bernard Mariotti, membre bienfaiteur de l’association dès sa création, écrit à l’association pour lui faire une proposition... Ceci donnera lieu à un article dans le prochain numéro de « Mémoire Vive » : "coup de chapeau à Bernard Mariotti".

7 juillet 2001 : l’association trouve son "oncle d’Amérique" ! ...ou plutôt de Belgique. Tout sur ce généreux donateur !

Cap 150 !

Moins d’un an d’existence, et l’association a dépassé les 130 membres (déjà) !
Youpie !



Le futur ?

Si vous avez lu attentivement le No1, vous savez que l’association a des projets ambitieux à long terme.
On ne vous en dit pas plus aujourd’hui...
Voilà une raison supplémentaire pour attendre le No3 de « Mémoire Vive » avec impatience.
Ce futur No3 vous révèlera-t-il tous ces projets ???

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Désespoir ! 1971 : avant le début des démolitions,
Serge Periot fixe sur la pellicule Les Salles-sur-Verdon au printemps.
« Mémoire Vive » vous présente en format 13x18
les agrandissements 40x50 du photographe.
Il vous suffit de faire appel à votre imagination
pour visualiser en grand format les images présentées ci-après...

"Les Salles-sur-Verdon par Serge Periot : regard de photographe".
A l’origine, c’est le titre que nous avions donné à ce dossier.

Un document de l’EDF nous en a suggéré un autre... nous vous laissons juger.

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DOSSIER
« Un village inconfortable
sans particularité architecturale »



C’est ainsi que l’EDF qualifiait le village des Salles-sur-Verdon dans une des études (1) qui prévoyait la destruction du village lors de la création du lac de Sainte-Croix.

Afin de vous permettre de juger par vous-même, nous avons décidé de vous présenter les images de Serge Periot sans autre commentaire.


(1) d’après "Il était une fois un village" d’Arinna Latz (Editions de l'Université de Bruxelles), partie 1, paragraphe 2, page 26.



Les photographies de Serge Periot se trouvent ci-après.

L'intérieur du 'petit lavoir'


Vue générale à partir de la route du Riou


Le 'vallat'


Le village vu du monument aux Morts


Le clocher vu de la Farraille


Le village vu de la route de Bauduen


La 'place de la justice'


L'alimentation et la boulangerie


La fontaine de la calade


La place et la poste


La fontaine de la place et le lavoir


Le 'petit lavoir' du bas du village


La maison de la famille Boeuf au bord du canal d'irrigation


La maison de la famille Constant


L'auberge 'du Coin Perdu'


Les aires


Le monument aux Morts


La fontaine de la calade L'ancienne poste


La 'grande rue' entre la 'place basse' et le canal La boucherie


La maison de Roger Ribaud La maison de Lucien Laugier


La fontaine de la place La maison vers la maison Constant


« Un village inconfortable sans particularité architecturale »...

A bien réfléchir, nous aurions pu également appeler ce dossier « Qui veut noyer son chien... ». Mais la SPA nous l’aurait vraisemblablement reproché. Et puis l’EDF n’a jamais noyé de chien. Seulement tout un village, il y a plus d’un quart de siècle.

Y a-t-il prescription ? On en reparlera de toute façon dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »...


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D’hier et d’avant-hier, histoires de l’école des Salles-sur-Verdon.
Qui a eu cette idée folle ?
...narrer ces histoires d’école !
Un cancre ?
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Jean-Gil : « Dites... qui c’est, celui qui a inventé l’école ? »
Denise : « C’est Charlemagne... »
Jean-Gil : « Et ben... c’est un drôle de couillon, ce Charlemagne ! »


J’espère que Jean-Gil ne nous en voudra pas si « Mémoire Vive » ne partage pas ce point de vue : sans Charlemagne, nous n’aurions pas pu écrire cette rubrique...

« Mémoire Vive » vous propose de remonter dans le temps pour faire quatre clichés de 4 époques différentes de l’école des Salles : après un clin d’oeil envers "le blé qui lève" de l’époque Jacqueline Anot (1966), nous vous présenterons trois "casse-cou" dans des genres différents :

  • pour l’époque François Simian, un inconscient qui ignore qu’on ne badine pas avec la discipline chez François !
  • pour l’époque de Mme Escoffier, un acrobate doué de qualités hors du commun, dans les années 1930...
  • pour les années 1920, époque où l’école des Salles n’était pas encore mixte, un drôle de sportif casse-cou...


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1966, époque Jacqueline Anot.
Le "blé qui lève"...
...drôle d’épis !


25 mai 1966, dans le quotidien "Le Provençal"... « 11h30, sortie de l'école : une volée de moineaux insouciants "éclate" dans les rues des Salles. C'est la nouvelle génération, le blé qui lève de ce village en sursis »...

25 mai 1966, 'Le Provençal'

"Des moineaux insouciants" ? Non ! Un premier rang occupé à 75% par des membres bienfaiteurs de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »...

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1945, époque François Simian.
Le siffleur inconscient...
Sans persifler, ce siffleur indiscipliné est Aiguinin...
Qu'ouïs-je ?

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François Simian ne badinait pas avec la discipline... Ecoutons-le :

« Quand je suis arrivé à l’école, je me souviens très bien de l’emplacement des élèves. Je revois dans la rangée de gauche, au premier rang, il y avait Boeuf... Maurice, qui est de 33, et à côté de lui, il y avait Elie du Barda, qui est de 34, derrière, il y avait Aline Bagarre et... dans cette rangée, à côté d’Aline, il y avait Brunias... André, et derrière, il y avait Demaria Denise. Dans la rangée du milieu où il y avait le poêle... c’est peut-être pour ça qu’ils y étaient... (rires) c’est pour se chauffer, il y avait Henri Anot, et la fille du Grand’Louis, Marie-Louise. Dans la rangée des petits, il y avait la fille de Moïse, Louisette (Moïse, c’est le frère de Péssègue), il y avait les deux Brunet, et il y avait aussi parmi eux, des réfugiés de Toulon, et il y avait trois filles Jonquier, il y en avait deux de Brignoles, une fille Combas et son frère, et il y avait aussi une fille de Hyères, Verse. (...)

Dans les élèves, j’ai oublié Serge, j’ai oublié le frère de Ritou, Hubert, qui n’est rentré qu’en 45 parce qu’il avait 5 ans, j’ai oublié Marius Lions qui était descendu d’Aiguines pour venir habiter aux Salles. Marius venait de l’école d’Aiguines, où la discipline n’était pas aussi sévère qu’aux Salles. (...)

Je suis allé faire passer un CAP à Aiguines, avec l’inspectrice primaire, les enfants étaient au fond du pré... nous avons sifflé et re-sifflé pour les faire revenir... et finalement, quand ils ont décidé de revenir en classe, ils sont revenus. Et là, il y en a qui sifflaient, d’autres qui... et ils ne se souciaient pas des personnes étrangères... Parce que d’habitude, les enfants, quand ils voient des personnes étrangères, ils sont un peu intimidés, mais là, ils n’étaient pas intimidés du tout... et pourtant l’inspectrice primaire était "forte", elle était "costaud". (...)

Bon, revenons à Marius... Marius venait d’Aiguines... Quand il est arrivé en classe, il avait tellement l’habitude d’Aiguines, qu’en arrivant, il se manifeste en sifflant. Il n’avait pas fini de siffler que j’étais sur lui, et que... Il a compris que c’était plus la même discipline qu’à Aiguines, et il a fait comme tous les autres. Les autres, d’ailleurs, étaient étonnés, parce qu’ils se disaient "il va se passer quelque chose"... et en effet je lui ai donné une bonne claque... et ça a été fini : il est rentré dans le rang. »


Pédagogie simple mais efficace !

Leçon de politesse... Laissons François Simian poursuivre :

« Quand je suis arrivé, les gosses n’avaient pas l’habitude de saluer dans la rue. J’ai constaté ce fait... et le lendemain, j’ai pris mon beau chapeau mou, et quand je rencontrais les élèves... je les saluais. J’avais remarqué que Maurice Boeuf... il se demandait ce qui lui arrivait...

Et en arrivant en classe, je fais ma leçon de morale, sur la politesse. Je leur dis que, dans la rue, il faut saluer les personnes au moins une fois par jour, le matin. Toutes les personnes que vous rencontrez, pas seulement l’instituteur.

Mais le lendemain, je les rencontrais 10 fois... 10 fois, ils me saluaient... Donc, la leçon avait profité ! »


L’école des Salles-sur-Verdon en 1945. De gauche à droite : au premier rang, Serge Trigance, Hubert Anot, René Rouvier, René Brunet, Robert Brunet ; au deuxième rang, Maurice Boeuf, André Brunias, Elie Bourjac, Henri Anot, Marcel Brunet ; au troisième rang, Louisette Bousquet, Marie-Louise Bousquet, Aline Bagarre, Denise Demaria, Jeannine Ronquetti.

L'écolde des Salles-sur-Verdon en 1945

(60% de membres de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » dans le 2e rang : joli score !)

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Années 30.
L’acrobate brillant.
Un premier de la classe qui tombe du ciel...
...et un journaliste méconnu.
Et hop !

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Comment pourrait-on parler de l’école des Salles sans évoquer Mme Escoffier, qui enseigna de 1924 à 1940 ? Mme Alix Marie Rose Escoffier fut la première institutrice de la classe unique des Salles. Dans les années 1930, elle a eu la chance (quoique !) d’avoir pour élève Roger Brunet. Toujours premier en maths, doué d’une orthographe "naturelle", il était le prototype de l’élève brillant... mais très turbulent. Ceci valait au pauvre Roger des punitions sévères, car le père Brunet ne plaisantait pas, et possédait un ceinturon redoutable !... Ce qui n’empêchait pas Roger de se faire remarquer régulièrement par des facéties extraordinaires...

Mme Escoffier avait le souci constant de savoir où était l’imaginatif Roger Brunet et ce qu’il faisait. Un jour, ce dernier qui n’était jamais à court d’astuces pour échapper à l’attention de Mme Escoffier, resta introuvable... Incroyable mais vrai, il avait réussi à grimper jusqu’au plafond en escaladant un pilier de la salle de classe, et se trouvait à cheval sur une poutre de l’école... pendant que Mme Escoffier le cherchait avec insistance sous les bureaux...

Dans ces premières années de mixité de l’école, les filles et les garçons étaient séparés dans la cour de récréation. L’acrobate Roger n’a jamais eu aucune difficulté pour se cacher en haut du platane de la cour des filles, pendant que Mme Escoffier le cherchait dans la cour des garçons... et réciproquement. Sa spécialité était de reprendre contact avec le sol au moment où la maîtresse s’y attendait le moins... et de préférence à proximité immédiate.

Pourtant Mme Escoffier ne ménageait pas ses efforts pour ne pas perdre de vue Roger Brunet, et le tenir en permanence "à l’oeil"... elle l’avait donc installé au premier rang, tout près de son bureau.

Ce que n’a jamais su Mme Escoffier, c’est que le brillant et spirituel Roger Brunet utilisait sa position stratégique dans la classe pour cultiver ses talents de journaliste... "Le journal du dessous du bureau de Mme Escoffier" circulait ainsi de manière clandestine dans la classe, pour le plus grand plaisir de tous...

Si Roger Brunet était encore de ce monde, « Mémoire Vive » lui proposerait un contrat de collaboration !


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Années 20.
Le sportif "casse-cou"...
...Eloignez les enfants svp !!!
La lecture de ce qui suit est rigoureusement réservée aux adultes !
« Mémoire Vive » vous aura prévenu...
C'est ça qu’il vous faudrait !

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Poursuivons notre remontée dans le temps... Au début des années 1920, le conseil municipal des Salles se mobilise pour défendre son école. Celle-ci est en effet menacée de fermeture partielle, l’existence de deux écoles, une de filles, une de garçons, ne se justifiant pas pour l’administration.

A maintes reprises jusqu’en 1924, le conseil municipal demande que l’école des Salles ne devienne pas une école mixte, « pour protéger les enfants », et également pour éviter que certains parents ne soit tentés de faire suivre à leurs enfants d’autres enseignements que ceux de l’école publique ; conserver deux classes séparées entre filles et garçons semble être un enjeu important.

C’est qu’en effet on ne plaisantait pas avec la mixité à cette époque. Il y avait non seulement deux instituteurs dans deux écoles différentes (séparées par les locaux de la mairie), mais également deux cours de récréation différentes séparées par un mur d’une hauteur respectable, destiné à décourager les voyeurs et les voyous...

Mais, mais... il y avait à l’époque un écolier qui a connu la célébrité sous le nom de "Péssègue", qui n’avait peur de rien ni de personne, et qui n’était pas de nature à être effrayé par un mur, un instituteur ou une institutrice...

...Il courait allègrement d’un bout à l’autre sur le sommet du mur...

...sa braguette de pantalon ouverte, et sa "zigounette" à la main...

...en chantant « Madame, c’est ça qu’il vous faudrait »...

(Evénement rapporté par un témoin oculaire.
« Mémoire Vive » ne possède pas d’image permettant d’illustrer les faits ci-dessus)


Mais qu’attendent les héritiers de "Péssègue" pour mettre un peu d’ambiance dans l’école d’aujourd’hui ???


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En 1851, le Var résiste au coup d’Etat de Louis Napoléon Bonaparte. Tout le monde en parle cette année... « Mémoire Vive » aussi...
150e anniversaire
En 1851, les Sallois font la révolution !
Révolution ?

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« La résistance au coup d’Etat du 2 décembre 1851 fait partie des grandes pages écrites par la population varoise. Aussi le devoir de mémoire s’impose-t-il. Pour éclairer les jeunes générations comme pour se rappeler les difficultés qui ont vu naître notre démocratie » (extrait du document édité par le Conseil Général du Var, "En 1851, le Var républicain s’enflamme").

Le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République, élu au suffrage universel pour 4 ans et non rééligible, désirant se maintenir au pouvoir et rétablir l’Empire, exécute un coup d’Etat pour supprimer les institutions de la République de 1848.

Dans plusieurs régions françaises, et en particulier dans le Var, des mouvements vont naître pour défendre la République et la Démocratie. De nombreux Sallois ont participé à cette révolte populaire qui défendait l’idéal républicain et la liberté ; ils étaient pacifiques et non armés pour la plupart. Ils furent vaincus à la bataille d’Aups le 10 décembre 1851, et payèrent leur engagement d’un exil, d’une déportation ou de leur vie.

Joseph Apolinaire Guichard, dit Paulin Guichard, né aux Salles le 23 juillet 1823 (28 ans à l’époque de ces événements), était maréchal-ferrant. Il était le président de la société montagnarde locale, une organisation clandestine du parti républicain, qui a compté aux Salles jusqu’à 44 membres.

On a les noms ! Antoine Augier, André Bousquet (dit Gangan), Denis Bousquet, François Bousquet, J-Baptiste Bousquet, J-Pierre Bousquet, Martin Bousquet, Pierre Bousquet, Frédéric Carbonel, Pierre Carbonel, J-Augustin Fournier, Jean Gombert, J-Michelan Gombert, J-Baptiste Gombert, Joseph Gombert, André Isnard, Auguste Isnard (dit le Mignon), Marius Isnard, Frédéric Jame, Joseph Laurent Latil, Laurent Laugier, Joseph Long (dit Pellissier), Pierre Long, Jean et Jean-cadet Malvillan, Joseph et Joseph de Charles Malvillan, Joseph Gasquet Malvillan, Lazare Malvillan, Pierre Malvillan, Eugène Martin, Henri Martin, Joseph Martin, Lazare Michel, Casimir Ravel, Pierre Ravel, Joseph Ribot, Martin Ribot, Louis Rouvier, Jean Joseph Roux, Joseph Fortuné Sage (dit le Deroba), Jean Sulpice, Augustin Trigance, ...et Paulin Guichard (merci à l’historien Frédéric Négrel pour ces informations).

C’est le samedi 6 décembre 1851 que la nouvelle du coup d’Etat parvint aux Salles. Les Sallois protestèrent contre "l’assassinat de la République" en organisant une farandole sous le drapeau tricolore au son du chant révolutionnaire "La Marseillaise". Une marche sur Aups fut décidée le lundi 8 décembre, les républicains de la société de Paulin Guichard réalisant la liaison avec les communes d’Aiguines et de Bauduen. Lors du rassemblement à Bauduen, Antoine Pellegrin, un dirigeant de la société secrète républicaine d’Artignosc, insista pour faire signer au président des insurgés Sallois, Paulin Guichard, un papier le nommant commandant de cette marche sur Aups.

Bien que refusant l’honneur d’être le commandant des insurgés, Paulin Guichard a payé bien cher sa fidélité à la République et à la Démocratie. Car l’aventure fut de courte durée : du 8 décembre 23h (date du départ de Bauduen) au 10 décembre midi (date de la répression sanglante d’Aups)... Arrêté et déporté ("transporté politique") à Marengo en Algérie, évadé un an plus tard, il semble que Paulin Guichard n’ait jamais revu son village natal.

Son acte de décès est reproduit ci-après (reproduction du document du 1er mars 1857 respectant l’orthographe originale, y compris les majuscules).

Napoléon par la grâce de Dieu et la volonté nationale, empereur des français.
(...)
Le tribunal de première instance de l’arrondissement de Draguignan, Département du Var, a rendu le jugement dont la teneur suit : (...)

Le Sieur Jean Baptiste Guichard, ménager aux Salles a l’honneur de vous exposer qu’à la suite des événements de décembre mil huit cent cinquante un, Le nommé Guichard Paulin, son frère, fut transporté en Afrique. Il tomba malade peu de temps après son arrivée et fut placé en cette qualité dans l’infirmerie de Marengo. Depuis le mois de décembre mil huit cent cinquante deux, sa famille malgré toutes les démarches qu’elle a pu faire, n’a plus eu de ses nouvelles, et la personne qu’il avait en partant chargé de l’administration de ses biens n’a pas été plus heureuse. Ce silence de plus de quatre ans, joint à l’état maladif dans lequel se trouvait Paulin Guichard au moment de son départ de France, faisait pressentir qu’il était décédé, lorsque ces prévisions ont été confirmées par une lettre de Monsieur le Général Commandant la province d’Alger.

Il résulte de cette lettre ainsi que des procès-verbaux de Gendarmerie joints au dossier que Guichard s’est évadé au mois de novembre mil huit cent cinquante deux de l’infirmerie de Marengo ; que le vingt-trois mars suivant, après que bien des recherches infructueuses avaient été faites, on a découvert dans les broussailles, aux environs de Marengo, des ossements humains auprès desquels étaient encore des clés et des lambeaux de vêtements ayant appartenu à Paulin Guichard.

« Cette découverte, ajoute Monsieur le Général, ne laisse aucun doute sur la mort du transporté. Il est probable que par suite de la maladie dont il était atteint, ses jours l’ont trahi au milieu de sa fuite et qu’il a succombé à l’endroit où ses restes ont été trouvés ».

La conviction exprimée par le général est pleinement justifiée par les détails donnés dans les procès-verbaux dressés par la Gendarmerie à la date. (...)

Attendu qu’il résulte des pièces jointes à la requête que le nommé Paulin Guichard, transporté politique, s’est évadé dans le courant du mois de novembre mil huit cent cinquante deux de l’infirmerie de Marengo ; attendu que le vingt deux mars mil huit cent cinquante trois on a trouvé dans les broussailles et à deux kilomètres environ de Marengo des ossements humains auprès desquels étaient des clés et des lambeaux de vêtements qui avaient été reconnus appartenir audit Guichard ;

(...)
Par ces motifs :

le tribunal de première instance de Draguignan (Var)

Déclare que le nommé Paulin Guichard, natif de la commune des Salles, Var, est décédé dans les environs de Marengo (Afrique) dans l’intervalle qui s’est écoulé depuis son évasion au mois de novembre mil huit cent cinquante deux jusqu’au vingt deux mars mil huit cent cinquante trois.

On peut cependant imaginer que, si Paulin Guichard avait voulu se faire passer pour mort, il aurait laissé des "indices" permettant d’identifier son faux cadavre... par exemple les clés de sa remise des Salles, indice facilement identifiable, et des lambeaux de ses vêtements. Il est donc possible que Paulin Guichard ne soit pas décédé dans les conditions décrites ci-dessus, et peut-être le héros malheureux de l’insurrection salloise de 1851 a-t-il coulé des jours paisibles en Afrique du Nord ?

Le doute subsistera à jamais...

La République est reconnaissante envers ses défenseurs... Ainsi, la "Place de l’Etoile" s’appelle désormais "Place Charles de Gaulle" à Paris, et la municipalité des Salles-sur-Verdon inaugurera en 2001 une "Avenue Paulin Guichard" pour honorer le héros sallois de la démocratie... Quand la République fera-t-elle un geste plus généreux ???

L'avenue Paulin Guichard

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C’est arrivé près de chez nous...
Notre oncle d’Amérique !
Dans son "No 1", « Mémoire Vive » recherchait un hypothétique "oncle d’Amérique" généreux qui donnerait à l’association des moyens de fonctionner plus confortables... Le Trésorier de l’association l’a rencontré ! Rapide portrait d’un généreux donateur.
Belle somme !
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Samedi 7 juillet 2001, tôt le matin.
Le Président de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » réveille son Trésorier au téléphone pour lui donner les directives de la journée : formalités administratives, recherche d’informations, messages à transmettre... (il faut savoir en effet que ce Trésorier - par ailleurs excellent - est un peu indolent, ce que traduit son embonpoint, que vous avez tous noté...).

Quelques minutes plus tard, le Trésorier rappelle le Président :
Le Trésorier : « Tu connais M. Florent Indigne ? ».
Le Président (agacé) : « Monsieur Qui ??? ».
Le Trésorier : « M. Florent Indigne, il vient de faire don de biiip (1) à l’association... ».
Le Président (abasourdi) : « Quoi ??? Combien ??? ».
Le Trésorier : « biiip (2)... ».

Voilà qui est complètement inattendu : un généreux donateur se manifeste pour faire un don à l’association !

Notre oncle d’Amérique est originaire de Belgique. Sallois depuis plus de 25 années, M. Florent Indigne est unanimement apprécié par tous ceux qui le connaissent, et ils commencent à être nombreux aux Salles-sur-Verdon.

« Mémoire Vive » adresse, au nom de l’association, tous ses remerciements à ce généreux donateur. Après l’inauguration de l’Avenue Paulin Guichard, il va falloir songer à celle de la Place Florent Indigne !


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(1) Censuré. Ce type d’information est confidentiel. Vous qui souhaitez faire un don important à l’association, soyez rassurés : « Mémoire Vive » ne révélera rien à votre inspecteur des impôts... Vous pouvez envoyer vos dons en toute quiétude...
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(2) Biiip francs, pour ceux qui parlent encore en "anciens francs", c’est biii-iiip. Avouez qu’il s’agit d’un bel acte de générosité !
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1928... drame à l'école des Salles-sur-Verdon.
Ames sensibles attention !
Les événements dramatiques relatés ci-dessous sont susceptibles de choquer ou traumatiser les personnes fragiles. « Mémoire Vive » décline toute responsabilité en cas d’accident à la lecture de cet article...

Drame : la paille et l'encrier, rififi chez Escoffier...

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Le drame que nous allons vous relater ci-dessous a laissé des traces considérables dans la vie des Sallois qui l’ont vécu. De plus, les protagonistes de cette histoire étant toujours (bien) vivants, et en désaccord sur cette histoire, nous sommes contraints de respecter leur anonymat ; nous allons donc vous rapporter fidèlement leurs points de vue divergents concernant ces faits, en nous gardant bien de prendre parti.

1928. Madame Escoffier est l’institutrice unique de l’école des Salles. Un petit Poucet de quatre ans fait son entrée dans son école ; nous l’appellerons dans la suite de cette histoire, pour préserver son anonymat, des initiales P.P. (pour "petit Poucet"). Un horrible chenapan, son aîné de plusieurs années, vit ses derniers moment dans la classe de Mme Escoffier ; dans la suite de cette histoire, nous l’appellerons pour préserver son anonymat également, des initiales H.C. (pour "horrible chenapan").

Pour planter définitivement le cadre de ces événements dramatiques, n’oublions pas que Les Salles était un village à vocation agricole, et qu’il n’était pas plus difficile de trouver une paille dans les rues qu’une aiguille chez une couturière...

H.C. - l’horrible - voit donc arriver le mignon P.P. - aujourd’hui ils ont bien changé, nul ne sait plus qui est l’horrible - lui dit que dans ces lieux on est fort bien traité, et même que l’institutrice fournit gratuitement des boissons aux élèves... D’ailleurs, il suffit de prendre une paille, de la mettre dans le petit rond blanc qui est au coin du bureau, et d’aspirer fort le nectar qui est à l’intérieur... Joignant le geste à la parole, H.C. plonge une paille dans l’encrier : « goûte-moi ça ! »...

P.P. crédule (il l’est resté très longtemps ensuite, mais c’est une autre histoire) se saisit donc de la paille, et en aspire goulûment le contenu... « Sluuurp ! »

...Beurkkkkkkkk !!!...

C’est que l’encre violette de l’éducation nationale n’a rien d’un nectar... et comme le relate P.P. avec émotion et dégoût 73 ans après... « c’est pas bon »... donc, aussitôt aspirée, aussitôt crachée...

Voilà une belle mare violette dans la classe de Mme Escoffier... fort mécontente évidemment...

Passons sur les représailles et la punition qui a suivi...

Pour sa défense, il faut laisser la parole à celui que P.P. désigne comme l’horrible chenapan auteur de ce méfait (il n’a plus rien d’horrible de nos jours)... Celui-ci conteste formellement les faits : il n’a jamais été à l’école des Salles en même temps que P.P. ; il ne peut donc pas être l’auteur du forfait relaté ci-dessus...

On ne saura donc jamais qui est l’H.C. de cette histoire... En revanche, si vous souhaitez savoir qui est le P.P. c’est plus facile : demandez à la personne que vous suspectez, de dire « aaah » en tirant la langue... Si elle est violette, c’est lui !


Henri Constant
Henri Constant : pourrait-il être l’« horrible chenapan » de cette histoire ? Il le nie formellement !


Les enquêteurs de « Mémoire Vive » ont une tâche bien difficile... Comment voulez-vous savoir si Paul Perrier est l’un des protagonistes de cette histoire, puisqu’il refuse de tirer la langue ?

Paul Perrier


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Chouette... ou cauchemar ?




40 ans après, « Mémoire Vive » vous révèle un secret (chuuut !)...
Mystère : « chouette » histoire... ou cauchemar ?
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Aux Salles-sur-Verdon, il fait chaud l’été. C’est banal... A cause de cette chaleur diurne, les Sallois de l’ancien village avaient l’habitude de "prendre le frais" après dîner. C’est toujours aussi banal... Dans les années 1960, les riverains de la "place du lavoir" avaient donc l’habitude de se réunir vers 21h pour "prendre le frais". A cette heure-là, il faisait déjà nuit, l’heure d’été n’ayant pas cours à cette époque.

C’est toujours banal comme histoire...

Il y avait donc ces années-là, Félix et Marcelle Faye, qui habitaient au dessus du lavoir, la famille Boeuf, qui habitait la boucherie en face, Amédée et Germaine Richard, qui habitaient l’alimentation, et Suzanne Taxil la boulangère. Maxime Taxil, son mari, n’était pas présent à cause de ses activités professionnelles qui l’amenaient à se lever très tôt.

Il faisait donc nuit... et c’est justement la nuit que sortent les oiseaux du même nom : les oiseaux de nuit...

Une chouette avait ainsi décidé d’élire domicile dans l’ormeau qui se trouvait sur la place, à coté de la fontaine et du lavoir.

« Fuuuh ! » Pas de doute, c’est bien une chouette... « Fuuuh ! »

Ainsi naquit le sujet de discussion de ces soirées d’été : "pour ou contre la chouette ???"...

Dans le camp des "pour", on trouvait les chouettes sympathiques et utiles (à l’époque, on ne disait pas encore "écolo"). Dans le camp des "contre", on ne supportait pas le bruit... « Fuuuh ! »

Car la chouette faisait nuitamment du bruit. Pas souvent, mais de temps en temps... « Fuuuh ! »

Dans le camp des "contre", le plus acharné était Félix Faye. C’est qu’il n’était pas commode, M. Faye... oh, non ! Ceux qui l’ont connu peuvent en témoigner, il était même très prompt à faire appel à la Gendarmerie... Mais ce pauvre M. Faye... il n’a jamais eu de chance avec la chouette.

Alors que la chouette était silencieuse depuis fort longtemps, il suffisait qu’il monte se coucher, qu’il se déshabille, qu’il éteigne la lumière... aussitôt, « Fuuuh ! » : la chouette.

Alors M. Faye se relevait, se rhabillait, descendait, jetait des pierres dans l’ormeau pour faire partir la chouette... Enfin : le silence...

Il remontait se coucher, il se déshabillait à nouveau, et dès que la lumière était éteinte... « Fuuuh ! » : la chouette.

Alors M. Faye se levait à nouveau, se rhabillait en vitesse, descendait, jetait des pierres dans l’ormeau pour faire comprendre à la chouette qu’il fallait partir...

Et la chouette avait compris : elle n’était plus là... Silence...

M. Faye pouvait alors remonter se coucher... Il se déshabillait une nouvelle fois, éteignait la lumière, et aussitôt... « Fuuuh ! » : la chouette.

Parfois M. Faye patientait un bon moment au pied de l’ormeau pour faire comprendre à la chouette qu’il était plus déterminé qu’elle... D’ailleurs la chouette le comprenait bien : elle ne revenait pas. Mais elle changeait d’avis : il suffisait qu’il soit remonté chez lui, qu’il soit couché et qu’il éteigne la lumière... « Fuuuh ! » : la chouette.

Tous les soirs, le manège durait un bon moment... Et tout l’été, la chouette alimentait les discussions sur la place à l’heure où les Sallois "prenaient le frais". Et tous les soirs, dès que M. Faye était couché et éteignait la lumière, c’était le même cirque : « Fuuuh ! » (la chouette).

40 ans plus tard, « Mémoire Vive » vous livre un secret : il n’y avait rien de surnaturel dans le comportement de cette chouette facétieuse... La "chouette", en fait, c’était une personne qui habitait tout près, et dont nous respecterons l’anonymat...

Car à « Mémoire Vive », nous savons être "chouettes", et muets comme des carpes. ...« Fuuuh ! »

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29 avril 2001 : la place Font Freye fait peau neuve.
« Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village !
Nouveau visage : place Font Freye.

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La place Font Freye avant ce printemps, c’était une ambiance goudron, béton et courants d’air...

La fontaine bientôt centenaire de l’ancien village méritait mieux que ce cadre minéral désolant.


Ci-contre, la place Font-Freye telle que vous l’avez connue. L’architecte du nouveau village avait dû sécher le cours "espaces verts"...

Place Font Freye

Place Font Freye
Gazon, oliviers et petites fleurs : le 29 avril 2001, la place Font-Freye fait peau neuve. C’est André Brunias qui a l’honneur de couper le ruban sous les yeux d’André Coldeboeuf, maire des Salles-sur-Verdon, et de Pierre Rollandy, conseiller général.


Maudit gazon...
Moins de 24h après son inauguration, la place Font Freye était vandalisée... mais heureusement, elle a aujourd’hui retrouvé son nouveau visage avenant !

Place Font Freye

Place Font Freye

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Arbre généalogique
Les plus anciens Sallois identifiés à ce jour.
Généalogie : Jean Gombert déjà !

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« Mémoire Vive » a retrouvé la trace de Sallois vivant en 1600-et-des-poussières... Le plus ancien Sallois identifié s’appelle... Jean Gombert. Né aux Salles, Jean Gombert a épousé une Salloise, Claire Martin. Leur fille, Claire Gombert, s’est mariée le 8 janvier 1719 à Riez avec Jacques Tor, fils de Jacques Tor-père et de Jansienne Gaubert.

Si vous disposez de données généalogiques plus anciennes sur les habitants des Salles, nous vous serions reconnaissants de les communiquer à l’association,
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com

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Opinions
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Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association...
Communication...
« Bonjour
J'ai trouvé votre site par hasard en cherchant des infos sur les gorges. Je suis de Marseille, j'ai passé un été (le dernier du village, je crois) aux Salles ; j'avais 9 ou 10 ans (je suis née en 62), nous étions chez des amis qui avaient une maison là-bas ; ce fut un mois fantastique ! D'autant plus qu'un de nos amis était photographe au "Provençal" et qu'il a fait des photos en quantité industrielle ; j'ai encore quelques-unes de ces photos en noir et blanc. A l'époque je ne me rendais pas très bien compte de la situation. Le photographe s'appelle S.A. ; je pense qu'il est toujours sur Marseille (...). C'est avec émotion que j'ai fait la visite rapide du site, je m'y attarderai sûrement prochainement.
Isabelle A. »
(e-mail reçu sur le site Internet "www.Les-Salles-sur-Verdon.com")

« Objet : visite du site "Les-Salles-sur-Verdon.com"
Je n'ai pas de question particulière à poser, simplement je regrette qu'un aussi beau petit village ait été sacrifié sur l'autel du "progrès". Mais je tiens à féliciter le ou les concepteurs du site car c'est un travail remarquablement réalisé. Dépêchez-vous de le terminer et faites-en d'autres sur votre belle région ! Cordiales salutations. »
(e-mail reçu sur le site Internet "www.Les-Salles-sur-Verdon.com")

« Je tiens à vous féliciter pour la qualité de votre site, l'émotion et l'intérêt qu'il procure. Je le consulte régulièrement. J'ai trouvé une carte postale en bon état qui représente Fontaine-L'Evêque (la source et le vieux moulin). Je l'ai scannée et vous l'envoie en fichier joint. Encore merci pour votre action. »
(e-mail reçu sur le site Internet "www.Les-Salles-sur-Verdon.com")

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Appel à témoins

Vous possédez peut-être des trésors inestimables pour l'association !
Joli trésor !

Si vous disposez de documents (articles de journaux, photographies, livres, etc.) ou
si vous avez des anecdotes susceptibles d'intéresser « Mémoire Vive »...

Contactez-nous :
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com
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Errata


Dans le fameux No1 de « Mémoire Vive » (celui que s’arrachent les collectionneurs, celui qui a une côte extraordinaire sur le marché de l’occasion), nous avions écrit « vous savez tout sur le premier poste de télévision des Salles ». Et bien c’est une erreur... En effet, Jean-Michel Minini se rendait chez un autre habitant des Salles avant de disposer du récepteur de télévision acheté à M. Roucolle... « Mémoire Vive » vous présente ses excuses pour cette erreur, et vous souhaite bonne chance pour le concours « Premiers et Premières » !

A la fin de l'article "Paire de maires" du même fameux No1, on pourrait croire qu’Augustin Trigance est le premier maire des Salles... Il n’en est rien... En revanche, il est clair que c’est le premier maire portant le même nom qu’un vice-président de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon », mais ceci n’est pas une question du concours « Premiers et Premières »...

Si vous avez noté des erreurs ou des inexactitudes dans ce bulletin,
merci de nous les signaler à l’adresse ci-dessous :
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com
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    Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »...

La vie de l'association.
Réalisations et projets, quoi de neuf dans votre association ?

« Apocalypse aro ».
Septembre 1973 - Mars 1974 : « Mémoire Vive » n’a pas oublié...

« Les Salles »... ou « Les Salles-sur-Verdon » ?
« Mémoire Vive », c'est aussi la précision administrative !

Premiers et Premières...
Trop facile, ce concours !

Pour la 1ère fois dans « Mémoire Vive »...
Une photo qui vole bas !
A la Saint-Anne, les Sallois font la fête... en photo.

« Parlez-vous Sallois ? »
Le Sallois sans peine... grâce à « la méthode à Mémé » !

Nouveau village : on inaugure.
« Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village !

Coup de chapeau à Bernard Mariotti.
« Mémoire Vive » vous présente l’auteur du film "Mémoire d’un village".

Les Salles-sur-Internet.
On se demande ce qu’il y a sur Internet à part Les Salles-sur-Verdon...

Opinions.
Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association...

Apprenez l’euro facilement grâce à « Mémoire Vive » !
Un "euro", un "franc", un "sous" ?
« Mémoire Vive » vous donne un truc infaillible pour s’y retrouver...

Le prochain numéro de « Mémoire Vive » ?
Quand est-ce ? Parions qu’il fera frais lors de la parution du n°3...
Si vous souhaitez collaborer à ce prochain numéro, n'hésitez pas à nous faire signe...
Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »
Place Sainte-Anne,
83630 Les Salles-sur-Verdon

e-mail : contact @ e-memoire.com

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