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Numéro 2, août 2001. |
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| La vie de l'association. | ||
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Dossier : "Un village inconfortable sans particularité architecturale". 1971 : avant le début des démolitions, Serge Periot fixe sur la pellicule Les Salles-sur-Verdon au printemps. |
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Invention : qui a eu cette idée folle ? Histoires de l'école des Salles-sur-Verdon. |
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Histoire : 150e anniversaire En 1851, les Sallois font la révolution ! |
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Géographie : notre oncle d’Amérique !
Portrait d'un généreux donateur. |
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Drame : la paille et l'encrier, rififi chez Escoffier...
1928... drame à l'école des Salles-sur-Verdon. |
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Mystère : « chouette » histoire... ou cauchemar ?
40 ans après, « Mémoire Vive » vous révèle un secret (chuuut !)... |
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Nouveau visage : place Font Freye.
29 avril 2001 : la place Font Freye fait peau neuve. « Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village ! |
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Généalogie : Jean Gombert déjà !
Les plus anciens Sallois identifiés à ce jour. |
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Opinions.
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| Appel à témoins. | ||
| Errata. | ||
| Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »... |
Début mai 2001 :
parution du numéro 1 de « Mémoire Vive »...
Autant le dire tout de suite :
c’est déjà un énorme succès de l’édition,
et les collectionneurs se l’arrachent.
Inutile de nous soudoyer, nous ne ferons pas baisser la côte de ce numéro
introuvable sur le marché de l’occasion, en procédant à un second tirage.
Mais si vous souhaitez réaliser une spéculation financière intéressante
-et néanmoins morale- sur ce "No1",
n’hésitez pas à en parler au Trésorier de l’association, M. Michel Doreau...
5 juin 2001 : une bonne nouvelle n’arrivant jamais seule... le 5 juin, le conseil municipal verse à l’association une subvention du même montant... Merci ! C’est désormais à nous de travailler... 11 juin 2001 : Bernard Mariotti, membre bienfaiteur de l’association dès sa création, écrit à l’association pour lui faire une proposition... Ceci donnera lieu à un article dans le prochain numéro de « Mémoire Vive » : "coup de chapeau à Bernard Mariotti". 7 juillet 2001 : l’association trouve son "oncle d’Amérique" ! ...ou plutôt de Belgique. Tout sur ce généreux donateur !
Le futur ?
Si vous avez lu attentivement le No1, vous savez que l’association a des projets
ambitieux à long terme. |
DOSSIER
C’est ainsi que l’EDF qualifiait le village des Salles-sur-Verdon dans une des études (1)
qui prévoyait la destruction du village lors de la création du lac de Sainte-Croix. Les photographies de Serge Periot se trouvent ci-après. ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]() ![]()
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![]() « Un village inconfortable sans particularité architecturale »... A bien réfléchir, nous aurions pu également appeler ce dossier « Qui veut noyer son chien... ». Mais la SPA nous l’aurait vraisemblablement reproché. Et puis l’EDF n’a jamais noyé de chien. Seulement tout un village, il y a plus d’un quart de siècle. Y a-t-il prescription ? On en reparlera de toute façon dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »... |
Jean-Gil : « Dites... qui c’est, celui qui a inventé l’école ? » Denise : « C’est Charlemagne... » Jean-Gil : « Et ben... c’est un drôle de couillon, ce Charlemagne ! »
J’espère que Jean-Gil ne nous en voudra pas si « Mémoire Vive »
ne partage pas ce point de vue : sans Charlemagne,
nous n’aurions pas pu écrire cette rubrique... ![]() "Des moineaux insouciants" ? Non ! Un premier rang occupé à 75% par des membres bienfaiteurs de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon »...
Lire la période suivante.
François Simian ne badinait pas avec la discipline... Ecoutons-le : « Quand je suis arrivé à l’école, je me souviens très bien de l’emplacement des élèves. Je revois dans la rangée de gauche, au premier rang, il y avait Boeuf... Maurice, qui est de 33, et à côté de lui, il y avait Elie du Barda, qui est de 34, derrière, il y avait Aline Bagarre et... dans cette rangée, à côté d’Aline, il y avait Brunias... André, et derrière, il y avait Demaria Denise. Dans la rangée du milieu où il y avait le poêle... c’est peut-être pour ça qu’ils y étaient... (rires) c’est pour se chauffer, il y avait Henri Anot, et la fille du Grand’Louis, Marie-Louise. Dans la rangée des petits, il y avait la fille de Moïse, Louisette (Moïse, c’est le frère de Péssègue), il y avait les deux Brunet, et il y avait aussi parmi eux, des réfugiés de Toulon, et il y avait trois filles Jonquier, il y en avait deux de Brignoles, une fille Combas et son frère, et il y avait aussi une fille de Hyères, Verse. (...) Dans les élèves, j’ai oublié Serge, j’ai oublié le frère de Ritou, Hubert, qui n’est rentré qu’en 45 parce qu’il avait 5 ans, j’ai oublié Marius Lions qui était descendu d’Aiguines pour venir habiter aux Salles. Marius venait de l’école d’Aiguines, où la discipline n’était pas aussi sévère qu’aux Salles. (...) Je suis allé faire passer un CAP à Aiguines, avec l’inspectrice primaire, les enfants étaient au fond du pré... nous avons sifflé et re-sifflé pour les faire revenir... et finalement, quand ils ont décidé de revenir en classe, ils sont revenus. Et là, il y en a qui sifflaient, d’autres qui... et ils ne se souciaient pas des personnes étrangères... Parce que d’habitude, les enfants, quand ils voient des personnes étrangères, ils sont un peu intimidés, mais là, ils n’étaient pas intimidés du tout... et pourtant l’inspectrice primaire était "forte", elle était "costaud". (...) Bon, revenons à Marius... Marius venait d’Aiguines... Quand il est arrivé en classe, il avait tellement l’habitude d’Aiguines, qu’en arrivant, il se manifeste en sifflant. Il n’avait pas fini de siffler que j’étais sur lui, et que... Il a compris que c’était plus la même discipline qu’à Aiguines, et il a fait comme tous les autres. Les autres, d’ailleurs, étaient étonnés, parce qu’ils se disaient "il va se passer quelque chose"... et en effet je lui ai donné une bonne claque... et ça a été fini : il est rentré dans le rang. » Pédagogie simple mais efficace ! Leçon de politesse... Laissons François Simian poursuivre : « Quand je suis arrivé, les gosses n’avaient pas l’habitude de saluer dans la rue. J’ai constaté ce fait... et le lendemain, j’ai pris mon beau chapeau mou, et quand je rencontrais les élèves... je les saluais. J’avais remarqué que Maurice Boeuf... il se demandait ce qui lui arrivait... Et en arrivant en classe, je fais ma leçon de morale, sur la politesse. Je leur dis que, dans la rue, il faut saluer les personnes au moins une fois par jour, le matin. Toutes les personnes que vous rencontrez, pas seulement l’instituteur. Mais le lendemain, je les rencontrais 10 fois... 10 fois, ils me saluaient... Donc, la leçon avait profité ! » L’école des Salles-sur-Verdon en 1945. De gauche à droite : au premier rang, Serge Trigance, Hubert Anot, René Rouvier, René Brunet, Robert Brunet ; au deuxième rang, Maurice Boeuf, André Brunias, Elie Bourjac, Henri Anot, Marcel Brunet ; au troisième rang, Louisette Bousquet, Marie-Louise Bousquet, Aline Bagarre, Denise Demaria, Jeannine Ronquetti. ![]() (60% de membres de l’association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » dans le 2e rang : joli score !)
Lire la période suivante.
Comment pourrait-on parler de l’école des Salles sans évoquer Mme Escoffier,
qui enseigna de 1924 à 1940 ? Mme Alix Marie Rose Escoffier fut la première
institutrice de la classe unique des Salles. Dans les années 1930,
elle a eu la chance (quoique !) d’avoir pour élève Roger Brunet.
Toujours premier en maths, doué d’une orthographe "naturelle",
il était le prototype de l’élève brillant... mais très turbulent.
Ceci valait au pauvre Roger des punitions sévères, car le père Brunet
ne plaisantait pas, et possédait un ceinturon redoutable !...
Ce qui n’empêchait pas Roger de se faire remarquer régulièrement
par des facéties extraordinaires...
Lire la période suivante.
Poursuivons notre remontée dans le temps... Au début des années 1920,
le conseil municipal des Salles se mobilise pour défendre son école. Celle-ci
est en effet menacée de fermeture partielle, l’existence de deux écoles,
une de filles, une de garçons, ne se justifiant pas pour l’administration.
(Evénement rapporté par un témoin oculaire.
Retour au chapitre 'Qui a eu cette idée folle ?'.
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« La résistance au coup d’Etat du 2 décembre 1851 fait partie des grandes pages écrites par la population varoise. Aussi le devoir de mémoire s’impose-t-il. Pour éclairer les jeunes générations comme pour se rappeler les difficultés qui ont vu naître notre démocratie » (extrait du document édité par le Conseil Général du Var, "En 1851, le Var républicain s’enflamme").
Le 2 décembre 1851, Louis Napoléon Bonaparte, Président de la République,
élu au suffrage universel pour 4 ans et non rééligible,
désirant se maintenir au pouvoir et rétablir l’Empire,
exécute un coup d’Etat pour supprimer les institutions de la République de 1848.
On a les noms ! Antoine Augier, André Bousquet (dit Gangan),
Denis Bousquet, François Bousquet, J-Baptiste Bousquet, J-Pierre Bousquet,
Martin Bousquet, Pierre Bousquet, Frédéric Carbonel, Pierre Carbonel,
J-Augustin Fournier, Jean Gombert, J-Michelan Gombert, J-Baptiste Gombert,
Joseph Gombert, André Isnard, Auguste Isnard (dit le Mignon), Marius Isnard,
Frédéric Jame, Joseph Laurent Latil, Laurent Laugier,
Joseph Long (dit Pellissier), Pierre Long, Jean et Jean-cadet Malvillan,
Joseph et Joseph de Charles Malvillan, Joseph Gasquet Malvillan, Lazare Malvillan,
Pierre Malvillan, Eugène Martin, Henri Martin, Joseph Martin, Lazare Michel,
Casimir Ravel, Pierre Ravel, Joseph Ribot, Martin Ribot, Louis Rouvier,
Jean Joseph Roux, Joseph Fortuné Sage (dit le Deroba), Jean Sulpice,
Augustin Trigance, ...et Paulin Guichard
(merci à l’historien Frédéric Négrel pour ces informations).
C’est le samedi 6 décembre 1851 que la nouvelle du coup d’Etat parvint aux Salles.
Les Sallois protestèrent contre "l’assassinat de la République" en organisant
une farandole sous le drapeau tricolore au son du chant révolutionnaire
"La Marseillaise". Une marche sur Aups fut décidée le lundi 8 décembre,
les républicains de la société de Paulin Guichard réalisant la liaison
avec les communes d’Aiguines et de Bauduen. Lors du rassemblement à Bauduen,
Antoine Pellegrin, un dirigeant de la société secrète républicaine d’Artignosc,
insista pour faire signer au président des insurgés Sallois, Paulin Guichard,
un papier le nommant commandant de cette marche sur Aups.
Napoléon par la grâce de Dieu et la volonté nationale, empereur des français.
On peut cependant imaginer que, si Paulin Guichard avait voulu se faire passer pour mort,
il aurait laissé des "indices" permettant d’identifier son faux cadavre...
par exemple les clés de sa remise des Salles, indice facilement identifiable,
et des lambeaux de ses vêtements. Il est donc possible que Paulin Guichard
ne soit pas décédé dans les conditions décrites ci-dessus,
et peut-être le héros malheureux de l’insurrection salloise de 1851
a-t-il coulé des jours paisibles en Afrique du Nord ? ![]() |
Samedi 7 juillet 2001, tôt le matin.
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Le drame que nous allons vous relater ci-dessous a laissé
des traces considérables dans la vie des Sallois qui l’ont vécu.
De plus, les protagonistes de cette histoire étant toujours (bien) vivants,
et en désaccord sur cette histoire,
nous sommes contraints de respecter leur anonymat ;
nous allons donc vous rapporter fidèlement leurs points de vue divergents
concernant ces faits, en nous gardant bien de prendre parti.
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Aux Salles-sur-Verdon, il fait chaud l’été. C’est banal...
A cause de cette chaleur diurne, les Sallois de l’ancien village avaient l’habitude
de "prendre le frais" après dîner. C’est toujours aussi banal...
Dans les années 1960, les riverains de la "place du lavoir"
avaient donc l’habitude de se réunir vers 21h pour "prendre le frais".
A cette heure-là, il faisait déjà nuit,
l’heure d’été n’ayant pas cours à cette époque. |
La place Font Freye avant ce printemps, c’était une ambiance goudron,
béton et courants d’air...
Maudit gazon... Moins de 24h après son inauguration, la place Font Freye était vandalisée... mais heureusement, elle a aujourd’hui retrouvé son nouveau visage avenant ! ![]() ![]() |
Si vous disposez de données généalogiques plus anciennes sur les habitants des Salles, nous vous serions reconnaissants de les communiquer à l’association, Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » Place Sainte-Anne, 83630 Les Salles-sur-Verdon e-mail : contact @ e-memoire.com |
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Si vous disposez de documents (articles de journaux, photographies, livres, etc.) ou
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Dans le fameux No1 de « Mémoire Vive »
(celui que s’arrachent les collectionneurs,
celui qui a une côte extraordinaire sur le marché de l’occasion),
nous avions écrit
« vous savez tout
sur le premier poste de télévision des Salles ».
Et bien c’est une erreur...
En effet, Jean-Michel Minini se rendait chez un autre habitant des Salles
avant de disposer du récepteur de télévision acheté à M. Roucolle...
« Mémoire Vive » vous présente ses excuses pour cette erreur,
et vous souhaite bonne chance pour le concours
« Premiers et Premières » !
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Dans le prochain numéro de « Mémoire Vive »... La vie de l'association. Réalisations et projets, quoi de neuf dans votre association ? « Apocalypse aro ». Septembre 1973 - Mars 1974 : « Mémoire Vive » n’a pas oublié... « Les Salles »... ou « Les Salles-sur-Verdon » ? « Mémoire Vive », c'est aussi la précision administrative ! Premiers et Premières... Trop facile, ce concours ! Pour la 1ère fois dans « Mémoire Vive »... Une photo qui vole bas ! A la Saint-Anne, les Sallois font la fête... en photo. « Parlez-vous Sallois ? » Le Sallois sans peine... grâce à « la méthode à Mémé » ! Nouveau village : on inaugure. « Mémoire des Salles-sur-Verdon », c'est aussi l'histoire du nouveau village ! Coup de chapeau à Bernard Mariotti. « Mémoire Vive » vous présente l’auteur du film "Mémoire d’un village". Les Salles-sur-Internet. On se demande ce qu’il y a sur Internet à part Les Salles-sur-Verdon... Opinions. Ils ont écrit à propos des Salles-sur-Verdon et de l'association... Apprenez l’euro facilement grâce à « Mémoire Vive » ! Un "euro", un "franc", un "sous" ? « Mémoire Vive » vous donne un truc infaillible pour s’y retrouver... Le prochain numéro de « Mémoire Vive » ? Quand est-ce ? Parions qu’il fera frais lors de la parution du n°3... Si vous souhaitez collaborer à ce prochain numéro, n'hésitez pas à nous faire signe... Association « Mémoire des Salles-sur-Verdon » Place Sainte-Anne, 83630 Les Salles-sur-Verdon e-mail : contact @ e-memoire.com |